agneau pimenté

poésie & prose

agneau pimenté

graveur de mots. poète.

"Le Triangle est souvent plus puissant que la Croix."



- Tiré des longues conversations avec un Agneau doué de parole. agneaupimente (via lethis)



Rentrée d’Éclats

C’est la qu’le joug se lève
L’élève s’éveille
Prenant conscience de
Qui veut la lui mettre.

Scindant l’espace
Grande équerre,
L’air rapporte les nouvelles danses
D’un doux
Septombre
Qui de ses règles
Parsème d’Orouge
Les voies
Où l’herbe n’est plus tondue.

C’est la Saisombre
Qui veut ça.

Les cartables
Sont lourds sous
La pression
Du décor parental
qu’on décode d’affreude terminaison.

Les saveurs de l’Était
Semblent si loin,
Allez colle-toi ici!
Sur les tables de soumission.

Mean

et ma langue sur ta peau
recherche le goût de sa couleur
passant lentement sur ta nuque
mes doigts fouillant tes boucles dorées.

un.deux.trois.

Et dans tes draps
Tu t’agrippes
Sans relâche
Et moi
Je dessine
Des vagues sur ton bas ventre.

un.deux.trois.

Enfin tes lèvres
Chaudes
Entre ma bouche
Où je susurre mille sons
Un instant tu seras mienne
Et je serai
Tout à toi.

un.deux.trois.

Lapant
Toi ma maîtresse
De haut en bas
Tes mains dirigeant ma tête
Où ton abandon a trouvé voie.

toi.demain.

La boîte à Chachou

Étreinte
Qu’on trinque
Mes vers et dans le cidre
La pomme d’une passion
Éteinte.

Étreinte!

Près d’dix ans
Sur un banc
Qu’le temps passe
Vite
Et casse
Les liens
Les amitiés
Les passions qui se chassent
Il coupe tout
Ce qui dépasse.

Étreinte!
Encore une fois
Je trinque
Et le son du silence
M’effraie plus que tout
Dans cette danse.
Et la gène
Me rend ogre
Et tes yeux qui
n’ont sans doute pas
Faiblis
Me lisent
Et n’attendent
Rien de plus que le point
Final.

Étreinte
Une dernière fois.

Pour tes 30 ans
Plus sobrement
Du bonheur
Qu’il soit tien
Et à personne d’autre.

En sus Ojos

Ce n’est qu’avec des souvenirs 
qu’on écrit les plus beaux mensonges,
les plus belles fictions, et les yeux toujours grands.
On en reprendrait, jusqu’à l’étouffement
Jusqu’au dégout, le passé en travers la gorge est si bon,
Aigre doux.

Je me suis demandé quelle histoire ton corps racontait
celui qui plein de souvenirs mauvais ou bons 
tente
de nous vendre
à nous
à l’aube aux bourrés
enquête d’étoiles intouchables
certains ont choisi leurs poussières au nez et
leurs cendres divines qu’elles laissent
je les hume à plein poumon. Le
goudron
m’entache de rêves grisonnants.
L’alcool aidant je colle l’asphalte
je balance des palabres et je joue.

Un acte et un sillon
celui de l’observation
celles dont l’histoire dans ses yeux m’intriguent
paires de moon boots au pied
peut-être a-t-elle la tête autre part

Sur terre et pour qui ?
Qui la lui vide ?
Qui la lui remplit ?

Je me suis demandé quelle histoire ton corps racontait
celui qui plein de souvenirs mauvais ou bons
tente
de nous vendre
à tous
des ferveurs

un acte et deux sons, son
corps et elle, qui lentement bouge sur de la musique
de chez moi, sans vibration
elle fait l’asphalte retenir son souffle
et ses pas d’astronautes, légers
comme un être privé d’apesanteur.

Je regarde du coin de l’œil, sa danse
Les spectateurs se figent et ne dérangent,
Plus. Les voitures passent le rond point,
Allumant la scène des plus belles lumières

Un acte et trois secs, ses
yeux et elle
l’histoire de ses yeux et des tristesses égarées
il n’y a que les yeux qui sont la porte de l’âme
Dans mes souvenirs alcoolisés

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