agneau pimenté

Deux visions, une seule personne. Vie double.

agneau pimenté

graveur de mots. poète.

Bangkok

Accrochée à son fil, Arianne

fille de la ville manque,

Les petits défauts des sons s’échappant du vinyle de l’envie

Plusieurs pistes d’une vie, dont elle seule sortira noyée,

Prenant l’eau des sentiments qui à son égard sont balancés.

Rien que de la poiscaille, prise dans ses filets.

Ames Brunes

Disposées sur la table en bois,

Douces et calmes sans son.

Unique.

Je me délecte de l’écume de ton âme. Ames Brunes.

Déposé sur la table en toi,

Douces et calmes sans son,

Unique.

Je me délecte de l’écume de ton âme.

Amas, Brune.

Amas Capresse

Caramel orage aux formes exquises,

Dégusté. Sans arrêt, doux mélange de mon thé.

Goût d’abricot, jamais amer

Sur ma langue s’est posée.

Jour 21 - Tombons, dans Septombre

Tu dis quoi le moi?
Je sais. Rien n’est plus beau que la jambe en l’air sur un canapé en buvant du vin rouge. Je sais, je te dis que je sais. Il y a aussi toutes ses filles et leurs démarches, pourquoi ne sont-elles pas la meilleure chose? Simplement car je n’aime pas les autres et partager ces moments de bonheur, seul dans le sombre c’est ce qui me reste de liberté saine je crois.

Tu entends la pluie dehors? Elle applaudit la ville et ses lumières. Ce bruit? Ce ne sont pas les orages mais les oiseaux de fer qui grondent dans le ciel. Mais je parle trop, laissons le silence s’étendre.

A Jaune et fond vert

Naître de la terre, viser le ciel et les éthers,

Sous le même tapis de constellations, peu brille,

Pourtant. La danse des toiles orne cet enfer divin de bougies rouges pleurantes.

La cuillère n’y est plus, d’ores

Déjà sous couvert de mots, on enrobe les leurs, scintillants.

Des mots, des corps,

Aucune âme, démon des ères,

Morts sans airs.

Remplit la pense. Mêle les étés d’hivers.

Triste.

Voyeur.

N’acteurise, spectateurise!

S’inamimant,

Pseudolucrativement.

Jour 20 - Le refus, je.

J’ai mis une chaise au milieu de mon jardin, pour m’asseoir et contempler le temps qui passe. Les avions rythment ma journée et pisse sur moi les litres de kérosène brulés. La chaleur du soleil est douce, comme chez moi, la bas. La ou j’ai laissé le calme de ma vie. J’ai mis une chaise au milieu de mon jardin qui n’en est pas un. L’urbain que je suis devenu prend pour pavé son jardin et les roses brillent la nuit venue. Elles scintillent si fort qu’elles m’ôtent le sommeil. Malheureux compagnon depuis quelques lunes.
Je ne sais pas ce qui pire. Je ne sais pas ce qui est meilleur. L’écriture ne sert plus de tampon. J’ai bien peur que je ne me meurs avant le Divers. Mes envies sont courtes et l’attente est longue; quand est-ce que mes étoiles brilleront assez pour me réchauffer le cœur?

Ka

Tes mots et tes gestes,

Bouche bée je reste.

Ce n’est ta beauté mais la cruauté qui laisse

Les traces. Les plus colorées et les plus viv(ac)es de ce crime,

Dans la morosité s’animent.

Jour 19 - Le con (quérant)

Il est 2:05 après minuit, un pain noir german rye, une clope et je regarde les étoiles.
la cendre qui foule le sol me supplie de ne pas gâcher le goudron.
Qu’est ce que je veux de plus?
Des femmes nues tous les jours ou la quiétude des instants libres, alcoolisés.

La gourmandise d’un fameux gâteau

Le gout de tes lèvres exquis, caramel sucré

Des pommes dont tu raffolais encore hier.

Ne m’emporte vers des lieux, d’amour innocent

Que quand tu daignes me porter une attention.

Sans toi je ne suis qu’un albatros sur terre

Toi, mon air. Se passe en une minute, une ère.

Si mon marasme est bel et bien vrai, baisse la garde

Et nourris-moi de ton sein.

Enrobe-moi de la vanille quand tu le souhaites

Je me marie aussi bien en chaud et en froid

N’est ce pas là, la facétie des amoureux

Te savourer d’un suave baiser au café.

Le fruit défendu même alcoolisé reste

(Croyez moi)

source des maladies du cœur.

Jour 18 - Politrique

Le plus beau dans cette histoire c’est que chacun construit, avec sa peur et la féroce envie d’exister et d’avoir recourt à tous les droits pour, l’ennemi qu’il veut combattre. Cet ennemi hypersécuritaire, totalitaire, empêchant la croissance de l’esprit.

Je pense que les pires sont ceux là, les combattants de leurs libertés, les nouveaux esclaves des croisades moralistes, les suppôts de l’obscurantisme du bien, dans remise en question du comment.

La période T

L’espace d’un temps, l’espoir d’un songe

Déchiré, mis en lambeau par tes yeux insensibles.

Je sais.

Je partirai sans faire de bruit.

Je sais.

Besoin de moi, besoin de toi, besoin de nous.

Toi, moi, tu n’y penses plus.

J’ai finalement lié les mots,

Construis un bouquet de proses,

Marché au pas cadencé des battements du

Coeur que j’ai pour toi.

Pour être tien.

Pour 

Jour 17 - La Java des éléphants

Je voulais écrire quelque chose de profond aujourd’hui, mais comme toutes les bonnes idées, elle a disparu quand j’ai à peine mis le pied droit hors du lit. Je devrais mettre en note: Carnet et Stylo à moins d’un mètre de mon bras droit.Mes voisines font encore la java, avec leurs pas d’éléphants. Je me demande vraiment comment deux petites créatures, peuvent faire autant de bruit en marchant sur le parquet. Des bruits de pas, pas des bruit des lits, on dirait qu’elles s’apprêtent à partir en guerre à chaque fois qu’elle bouge, comme un grondement de tonnerre qui sonne la charge, et annonce la pluie. Rien du tout, pas de mouilles, pas de gémissements, des gloussements, et l’innocence de la fête entre amis.

De l’immonde, une marche en rentrant chez moi

La où pourrissent les pommes
Se crée
Dans le grouillement intimiste
Leur tueur
Bactérie
Évoluant par chance
Par chair a gangrener.

La où pourrissent les hommes
Se crée
Dans le vacarme
Spectateurisé
Le leurre
Évoluant par chance
Par chair a gangrener.

Les tours jaillissent du sol
Et éjaculent
Les lumières factices un soleil
Qui ne brillera plus.

Mais sauvons les arbres
Sauvons les espèces animales
Avec la flemme pour le mâle et la femelle
De notre ADN.

Trouvons les héros
Les bienveillants
Si seul mon avis compte
Pendons-les!

La mort fut
Notre seul lot équitable
Dans cette fanfare de clowns tristes
Et j’y repense
Longuement
Tous pantins
Moi premier
De cette épée
Qu’on nomme vulgairement
L’art.

La chieuse

La raison est illogique pour celle qu’on nommera ainsi,

Dans le chaos d’une relation, le simple y est interdit.

Tout est pour elle; pensant bien faire, elle se vexe, tout à coup,

Tout vole, toi, nous, les assiettes et les mots.

Destruction d’un chaos, qui suit les règles les plus folles,

N’est ce pas ainsi, qu’on nomme cette danse?

Le cycle de l’amour éternel?

Jour 16 - Odeur des champs célestes

Les filles se baladent toujours avec les stéréotypes qu’on leurs donne. Quand elle m’a dit “Do you always grab your dick like that?” Au début avec sa formulation, son accent et le ton de sa voix, j’ai plutôt senti qu’elle m’ordonnait de ne plus le faire, mais ce qu’elle fit après s’être mis les cheveux en chignon, m’a encore plus perturbé. Elle a descendu mon prépuce avec sa main droite en plaçant la gauche sous ma bourse. Je me mets à parler de prépuce et de bourse, c’est incroyable ce que l’autocensure peut faire. Couilles. Bites. Voilà, que je suis atteint du syndrome de la Tourette. Pute. Pas elle, ne t’inquiète pas, seulement si tu demandes. Je me suis redressé en lui demandant de s’asseoir sur le lit, à cet endroit précis je pouvais la regarder, plonger encore et encore sur mon sexe en érection. C’est la première fois ou je me suis dit, « Guillaume, tu es bien monté finalement ». Elle engloutissait délicatement avec ses petites lèvres, le petit bout rose, puis la peau marron. J’ai toujours été un voyeur, c’est peut-être pour cela que j’écris. L’observation poussée me servirait peut-être enfin. Il est clairement un état de soumission dans la fellation, bien qu’au jour d’aujourd’hui je n’ai malheureusement aucune idée de celui qui est soumis et celui qui domine. Mon plaisir s’est fini quand elle m’a recraché dans le lavabo, moi et toute ma non-descendance. Je me suis mis à repenser à la femme et à sa condition. Doit-elle se soumettre? Se soumet-elle? Ou joue-t-elle de sa soumission pour ses desseins et désirs machiavéliens. L’été s’annonça très tard cette année-là, par averses intempestives et gouttes de rayons de soleil.
On s’attardait dans le parc sans échanger un mot, profitant du silence et de la proximité de nos corps heureux au soleil, pour communier. Les gens accordent beaucoup trop d’importance aux discussions. Les meilleures sont celles qu’on oublie, à force d’avoir bu, et du fait qu’on meugle et marmonne des mots alcoolisés. Cette journée “pleasant”, selon elle (oui car d’où je viens le chaud et le froid commencent à partir du ressenti physique et n’est pas décliné en vulgaire gamme pantone), m’a replongé dans mes souvenirs d’enfance. La chaleur, les champs d’herbes, l’eau fraîche. Encore une fois, j’européanise mon vernaculaire. J’ai repensé aussi au week-end passé chez Alexandra, où nous avions fait l’amour comme jamais on ne l’avait pas et comme jamais nous ne le ferions dorénavant. Cette fille brune a l’intellect exquis, aux cuisses voluptueuses et aux seins petits. Elle ne savait vraiment pas quel pouvoir elle exerçait sur moi, avec sa bouche en cœur. Une fille aussi belle qui ne se délivre, ni s’abandonne dans le lit, m’avait remis en face de l’échec d’être un homme libidineux, et surtout passionné.

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