Je me balade dans Paris la nuit, je cherche ma lanterne dans la ville

Cette flamme qui me maintient, attise autant l’ennui que les jouissances furtives.

Dans la nuit claire, je cherche comme un fou, je me perds, je lève, baisse, baise les yeux. Les miens et les siens, les leurres trop souvent peints d’une épaisse couche d’or. Étrangement visqueuse étrangement poussière, comme une dose de cocaïne dans la rétine, acide psychédélique menant á la sur-réalisation des mensonges sociétales et de l’ego soumis…



La ville, Elle emprisonne l’action individuelle en nous diminuant au groupe, en meute en animal prétentieux [..] Fraises Fleuries aux saisons de grand froid Frémis françaises frôlant mon cœur de froussard Fleurs fanés faussent tes fantasmes et autres fantaisies [..] La ville, c’est ça pour moi. Une bouteille dans le nez, une dans la main gauche car la droite sert à lécher les murs. Une idée en tête, les pieds me guidant vers le ciel, un oeil sur la toile et l’autre sur les étoiles. La pompe pour ces êtres au triangle origine de la vie et du vice.

J’ai descendu les escaliers du métro Avec la vitesse d’un koala qui mange une feuille d’Eucalyptus. Je ne l’ai que furtivement aperçue, Beaucoup trop noyé dans mes pensées et mes écrits du métro. On a commencé à échanger des regards. Les premiers étaient directs, œil dans œil, combat avec une déesse, Combat d’yeux, marrons étaient les siens. Elle se tourna brusquement, Elle faisait maintenant face à son compagnon de voyage, Un ami, un inconnu? Je ne le saurais qu’à la fin de cette ligne 13. Elle fixait la vitre du métro, qu’est ce qui pouvait bien l’intéresser dans cette vitre? Ses yeux. Dans la vitre, ce sont ses yeux en reflet que je voyais sur moi. Elle sourit timidement. Paradis, [..]

Je me balade dans Paris la nuit, je cherche ma lanterne dans la ville
Cette flamme qui me maintient, attise autant l’ennui que les jouissances furtives.

Dans la nuit claire, je cherche comme un fou, je me perds, je lève, baisse, baise les yeux. Les miens et les siens, les leurres trop souvent peints d’une épaisse couche d’or. Étrangement visqueuse étrangement poussière, comme une dose de cocaïne dans la rétine, acide psychédélique menant á la sur-réalisation des mensonges sociétales et de l’ego soumis…

Dans ma quête, je me perds, prends des avenues où sont exposés les malheurs mercantiles d’une vie d’ennui que les machinations d’hommes opulents, à la bedaine conséquente, comblent sans peine. Tiens, là, regarde, un appartement sur roue, ici un sourire tu viens de prendre vingt ans. Corde autour du cou, à coup sûr tu as bien pris pour vingt ans, mais chaque mois, chaque moi+toi fera passer la pilule. Ouvre la bouche car les enculades ne sont plus à la mode dans le cul depuis que les humains ont compris le plaisir anal, pulsion animal…

Déjà un matin s’était passé depuis leur rencontre sur le quai de la pointe de la Vigie. Un instant imprévu qui au fil de sa longévité était devenue permanent. Eux tous les deux, Léa et Khalil…

Léa avait été la première à avoir des bribes de la veille, quand elle avait senti sur ses cheveux frisés la caresse brulante d’un soleil “akaneg”. Sur la pointe des pieds elle traversa la large véranda de sa maison créole. Elle avait dormi à même le sol, sur une natte. En se dirigeant vers la porte, les vapeurs d’alcool et son pas hésitant la ramenèrent violemment au sol. Les talons aiguilles. Oui les talons aiguilles, qu’elle ôta de suite. Fétichistes, à vos marques, prêt, déboutonnez et caressez. Des talons si fins qu’ils pouvaient se nicher dans les trous d’une passoire, ils pouvaient aussi vous percez la peau lentement comme une aiguille. Des petites coupures qui font naitre le désir…

Khalil était réveillé depuis des heures, il avait dormi sur sa béquille comme on le dit élégamment. Il n’arrivait pas à comprendre ce fantôme qu’il avait rencontré quelques heures auparavant. Une fille si jolie, si élégante, si raffinée avec une odeur de musc et des lèvres charnues au gout de cendres. Des cendres qui n’annonçaient qu’une seule et unique chose: Le pouvoir de l’enchanteresse qui nuit, jusqu’au bout des os. Qui vous brule la rétine. Et la peau, cette drogue douce, cet effluve dont peu se passent une fois qu’ils y ont goutés, la cendre des amours précédents et brulante toujours de passion. Il aimait cela chez les femmes, ou les jeunes filles qu’il rencontrait: la passion. Il se pouvait qu’elle n’ait plus dans leur coeur de l’amour, mais de la passion, du désir sortis des entrailles. Cet afflux de sang et de non sens, la passion. Il en voulait plus que tout autre chose. L’amour rend les femmes et hommes bétail de la routine. La passion les libèrent des cages, d’où leur âmes sont enfermés perclus de douleur..