Extrait 6: petits poèmes pour grands amants

Je baise chacun de tes signes
Et sur ta peau je promène une saveur chaude
J’ai un doigt sur tes lèvres
Et les mains qui vadrouillent.

Sur ton nombril
Maintenant mes yeux cherchent
La vallée douce pour m’abreuver de ton goût.

Ma main effleure tes seins
Et mes lèvres englobent ton con.

Tu me nourris de ton essence
Je te leche tendrement
Je pousse ma langue sur ton
Petit bouton.

Tu peines à trouver refuge
Et tes mains aggripent mon sexe
Gonflé
De haut en bas
Tes gestes m’invitent dans ton antre humide.

Je suis en toi
C’est ce que je désire le plus
Tu gémis
Une ou deux fois
Comme ce moment où tu étais dans mes draps

Tu t’en souviens?
Tu bougeais
Tu te cambrais
Et moi je rêvais de toi.

À quatre pattes devant moi
Regarder ton dos.

Et toujours tes signes
Comme les étoiles d’une nuit claire
Soudain,
La voie lactée
Qui laisse des traces sur ton cul
Que j’ai mordu,
Tendre,
À pleine dents.

Extrait 5: petits poèmes pour grands amants

Et peau, couleur soleil
Et mes lèvres doucement la baisent
Je mets mes doigts dans ta bouche
Pour que ta langue dicte mon poème.

Tes cuisses m’entourent
Et je perds mon souffle
Dans ta fleur
Tes seins dominent, mes songes
Et le temps avec toi est un mensonge.

Tes reins, remuants
Sur moi
De bas en haut, ma tige tu espères
te délivrera.

Je ne sais le lieu
Je ne sais le but
Ton antre ouverte
Je comblerai du jus.

Et lentement. Tendrement.

Tu seras mienne,
Tes yeux verront la clé
Du paradis
Dans les draps
Cambrée, donnée à moi
Tu t’abandonnes.

monts de marchants

Depuis qu’on a mis des femmes sur 3×4
et des hommes dans des caddies,
la fente de la machine reste le seul sourire
Devant les racistes et les sponsors, même la banane s’aplatît.

L’achat est devenu, pièce
maîtresse, médicament
des amitiés à moitiés moisies à crédit.
L’habit toujours, preuve de réalisation à trois sous,
comme en témoigne
ce théâtre sans scène, spectacle sans fin
qui se nourrit du débit des applaudissements
et des pouces en 01.

Tout ceci est fade
plus rien n’émerveille
et les babioles, raison de devenir, s’amoncellent
pourtant avec tous ces cliquetis, avec tout ceci nos esprits s’évadent
et nous croyons, comme des enfants, que dans le vide
résonne le son.

Lovin, L’ovin

Au milieu des ils et des elles
Une nécessité viscérale de se brûler les ailes
Carcasse géante au petit cœur et grandes phalanges
Sous les pics des mates
Je mets du temps
À atteindre la saisombre d’où
On ne revient plus.

Je divague,
A leur écume sèche dans les narines
J’ai préféré le liquide et ses claques rythmées
caressant mon oesophage
et tambourinant les conduits jusqu’a l’estomac
en évitant le foie.

Mais le filtre des croyances
Ne sera
Jamais épargné
et le temple
subit
en silence
le fatalisme
s’etablit.

Des relants de l’embrun nous
Nous dopons
Avant la chute fatale
dans l’océan humain:

      Case

     

        Ecole

       

          Pots de fleurs

         

          Appart

        On sonne! on sonne!
        On a déjà assez donné
        Pourtant
        La folie comme un cercle
        N’a ni début ni fin
        nous creons les reponses
        aux questions
        des autres
        sans raison.

        J’allume une clope.

        Des nénuphars se créent
        Et des grenouilles
        Espérant être prince
        Un jour
        N’attendent que la princesse pour devenir
        Et cesser d’être.

        Au milieu des ils et des elles
        Je me demande simplement
        Ou est ma place
        Une prose de l’humain
        Et des roses pour
        Le destin
        divin.

        Gaudi dit.

        Dans un coin sombre de mon esprit
        Entre les vagues, les va et vient
        Marins
        Se trouvent l’île
        Dont ton corps
        Insipire vallées et monts.

        Et de ton franc parler
        Se dessinent
        Les falaises
        D’où se jettent les corps des autres perdus
        Et mon âme aussi
        S’écorche
        En dégringolant
        Laissant lambeaux
        En guirlandes
        Sur les branches séchées par l’océan
        Et mon sang,
        Giclant
        Perle l’albion.

        J’époumone en silence
        Sous ta jupe dans ce café
        Parisien
        Un ouragan de lettres qui se lient
        Et mentent
        Pour ton sourire
        Et tes yeux qui cherchent
        Tous,
        sauf les miens.

        Je tente de déchiffrer ce qui est
        Par son absence.

        Mes mains sur tes cuisses
        Mes doigts dans
        La chaleur chaude
        De ton être.

        Les chants de ta voix
        Les mélodies
        D’un souffle saccadé
        Et cet instant
        Les temps se composent
        à l’humain
        Et c’est tout.

        Je prends mon brouilly
        Qu’le brouillon du brouillard de ton désir
        Fasse
        Sens.

        Que tes lèvres
        M’aspirent
        Que le bonheur se fonde.

        RomEnt d’égarement

        À la gare deux amoureux se sont retrouvés
        Dans leurs baisers se mêlent l’absence, la passion et les secrets de la tentation.

        À la gare deux amoureux se sont séparés
        Dans leur baisers se mêlent l’espérance, les pleurs et les secrets de l’inconscient.

        À la gare comme beaucoup de passants je m’y suis inanimé,
        Spectateur infortuné des danses d’un animal sentimentalisé.

        À la gare comme beaucoup de passants je m’y suis animé,
        Acteur d’une infortune que jusque-là je n’avais su décrypté.

        À la gare, moment d’égarement,
        Un regard, des dégâts, un déraillement.

        Histoire d’O

        Bobo
        Coco
        Dodo
        Mono
        Sodo
        Sono
        Toto
        Yoyo
        Zozo et le meilleur pour la fin:
        Alkolo.

        Signé: Annyo

        Before I self-destruct

        Few years ago
        I saw,
        In a movie where
        Pursuit was depicted
        As a struggle
        That was
        Beaten and rewarded
        By happiness,
        A glimpse of
        This rat race.

        The wheel was big
        And riding it was the key
        To open doors of wealth
        Satisfaction
        And fulfilment.

        Same movie:
        On a wall was written
        Happyness
        But no place for why

        In this quest called life.

        They kept the two Ps
        And as I
        lied at my table
        With my plates and my
        Empty bottles
        I got it.

        Pussy and paper
        Or was it
        Perseverance and power
        I would always from that bright day

        Look for two peas in my life
        Happiness might be hidden
        Behind them.

        ISTWA – la fille du métro et son livre Jubilee

        Effrayante quand elle dévore
        ce livre
        ses pupilles bougent aussi vite que
        la mèche qu’elle a enroulée entre son pouce et son
        index gauche
        et qu’elle mordille
        mordille
        frénétiquement à chaque passage
        devant sa bouche.

        « Calme-toi donc
        ce n’est qu’un livre voyons »

        mais elle dévore encore et encore
        de ses yeux marrons
        ce livre
        et quand elle sort
        enfin de ses songes
        elles portent
        ses cheveux en pagailles
        Son regard dans le vide et, ses jambes fébriles.

        Lectrice, toujours sois ainsi
        Lis mes ratures
        qu’elles t’essoufflent
        te tiennent en haleine
        et que ta mort se fasse lente
        en se susurrant, en te tordant
        victime d’un gémissement
        long
        et sourd.

        VII – Les Sept mers, saga magnifique

        Comme forcené, je ne suis pas si mal
        Ma solitude, j’ai dompté
        En crachant de l’encre noire
        Sur une feuille de papier.

        Je serai de ceux qui ne prennent
        Le temps de réfléchir
        Pour agir
        Le réveil vieux
        Meilleur que celui qui suit le jeun.

        Sans avoir avalé la vie
        Par les deux bouts
        Étant cravaché par les fouets
        Matériels
        Et l’accumulation des objets,
        Qui nous a goinfré.

        Comment pourrais-je dégueuler ce monde?

        Nos femmes enfantent toujours
        C’est que la page ne
        S’est totalement tournée.

        Que l’espoir gangrène
        Parmi nous
        Sous-Hommes
        Un retour à l’état pur :
        Une utopie de fier.

        Des fils de la Terre en quête,
        De frissons et d’Éthers.