un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept. tombe.

J’suis posé
Au milieu d’un parc
LondSomien
Boozy comme une carapace verte
sur le dos d’une princesse
agnouillée
bouche ouverte.

J’ai l’œil rouge
Et traine
L’effluve d’alcool avec
Mes pas
nonchalants
j’enchante
les odeurs du vent
couleur Rimbaud
Kaleidoscope du temps.

Les lampadaires
Hurlent.
C’est bon
T’inquiète
Tout
Ira bien.

Ma langue a quémandé
Des accents divers c’soir
Les gouttes sur mon front
Font face
À la paume de ma main
Qui les efface
fap fap
de gauche à droite.

Les lampadaires
Hurlent.
C’est bon
T’inquiète
Tout
se déversera bien.

Sous le soleil
Hypocrite
D’une nuit claire
J’regarde
LondSome
lassitude, d’la city
au loin
Le phallus rond
Celui pointu
Aussi
Derrière moi
se tend.

Mais j’avance
Le point stagnant de ma vie
Serait-il futur?
L’odeur d’herbe
Fraîchement coupée
Serait-elle son?
Glas
qu’on sonnerait
Une fois
Mon moi
Cage
Ronflant les marguerites,
L’air est plat
Narrait l’adage.

Les lampadaires
Hurlent.
Le spectacle est bon
T’inquiète
Tout
Ira bien.

Je tomberai
Dans le canal régnant
Qu’on me laisse
Prince
Liquéfiant
Mes douilles
Liquides
En stupéfiant.

VII – Les Sept mers, saga magnifique

Comme forcené, je ne suis pas si mal
Ma solitude, j’ai dompté
En crachant de l’encre noire
Sur une feuille de papier.

Je serai de ceux qui ne prennent
Le temps de réfléchir
Pour agir
Le réveil vieux
Meilleur que celui qui suit le jeun.

Sans avoir avalé la vie
Par les deux bouts
Étant cravaché par les fouets
Matériels
Et l’accumulation des objets,
Qui nous a goinfré.

Comment pourrais-je dégueuler ce monde?

Nos femmes enfantent toujours
C’est que la page ne
S’est totalement tournée.

Que l’espoir gangrène
Parmi nous
Sous-Hommes
Un retour à l’état pur :
Une utopie de fier.

Des fils de la Terre en quête,
De frissons et d’Éthers.

VI – Les Sept mers, saga magnifique

Aujourd’hui
J’ai vu le corps d’une femme
Elle était à demi-nue
Elle portait un boxer noir
Et ses jambes en tailleur.

Aujourd’hui
J’ai vu le corps d’une femme
Son dos était si beau
Si courbée
Comme pour recevoir
Mes mains et mes bras.

Aujourd’hui
Ma femme au boxer noir
À les jambes décroisées
Elle se tient devant moi
Accoudée sur la commode
Tel dans le far ouest un cowboy.

Aujourd’hui
Ma femme au boxer noir
A laissé sa féminité
Vivre
Son pubis nacré entre la dentelle apparaît.

Aujourd’hui
Ma femme m’a quitté
Il n’y a que le whisky pour la remplacer.

IV – Les Sept mers, saga magnifique

J’ai essayé de trouver
Couleur à tes yeux
Et les saveurs
Des fleurs fanées m’envahissent.

On dirait une fin d’histoire
Sans commencement
Et des lettres qui s’effacent
Sans jamais naitre
Écrites dans la fumée
D’un cancer satisfaisant.

C’est le bruit du futur
C’est le genre Humain
C’est la tentation de sucer
Tes seins
C’est la mort entre tes reins,
Le souffle froid
Et les marches d’Hivers.

Sur un pont aux bordures dorées
Ce sont les arbres sans
Feuilles, et le vent glacial
Du Divers.

J’ai essayé de trouver goût
À tes lèvres
Mais le danger de m’y perdre
M’empêche de m’attacher
À cette idée.

Fais-moi donc un coupable
Parfait
Pour ce crime.

Mieux vaut mettre dans des
Lignes, le sombre, le deuil
D’un amour dont on ne peut vivre.

D’une passion qui
Consume
Sans jamais être allumée.

L’étincelle dans tes yeux
Et la profondeur
Qu’ils décrivent
M’enferment.

Je veux être libre
Victime
Tremper dans l’interdit mes
Désirs et envies
Sans jamais te succomber.

III – Les Sept mers, saga magnifique

Je sors
J’vais me prendre une bière
Ou deux
En tuant le temps
Je naîtrai surement vieux.

V – Les Sept mers, saga magnifique

Devant une pinte de bière
Et un double whisky sans
Glaçons
J’en avais besoin, être en suspension.

A ma droite
Une boite rouge, où a été
Inscrit au fer chaud
« LETTERS ONLY »

Je rêve de m’y glisser
De m’y cacher
Fermer les yeux
Et tout ce monde autour
Disparaitra.

Il n’est des temps plus difficiles
Que ceux contemporains
Difficile d’être nu ici bas
Loin de n’être vu non-vêtu
Le corps est un habit que l’âme
Et le mal-être, ont choisi.

Tous drapés de ce quelconque apparat
Naviguent en quête
D’une terre promise.

Sirènes, tempêtes, soleil
Pétant, famines, délires
Et poissons pleins les filets.

Le voyage
Le port d’attache
Le mal de mer
Le savoir qu’on oublie
En survie.

Mes quelques lettres sur
Une terre à la dérive
Et au grand ensemble
Qu’on tente d’expliquer.

Le mat et le gouvernail
Se sont contre moi,
Ligués.

Je n’ai pas plus de trésors
Que ceux
Qui dans la ronde
Virevoltent et chantent
Nul besoin de recherche
Nul besoin de venir
Nulle découverte.

Car jamais mon coffre ne fut scellé.

II – Les Sept mers, saga magnifique

J’ai écumé les lumières
Et la pénombre qu’elles conçoivent.

Sensible ou extra-lucide
En finir de ces questions
Sans fin.

Je n’ai plus l’appétit et la
Gourmandise d’autrefois.

Je stagne devant les bourgeons
En espérant qu’ils se meurent
Avant l’éclat.

La trahison que je fais
À l’Homme qui a tant subi
À l’accumulation subtile de l’anodin,
Et à la complaisance passive,
Du vide
En vain.

J’ai soufflé les derniers
mots chauds
Et les cendres se sont
Envolées.

Sans ses lumières, plus de pénombre.
C’est sans doute mieux
Ainsi,
Avec l’ennui qui tombe.

I – Les Sept mers, saga magnifique

J’ai mal au cœur
Et l’envie de dégueuler
leur bonne humeur.

Je me sens vide
Et la sensation de non-vie
devrait peut-être me remplir.

Quoiqu’il se passe après la nuit
N’est que désespoir non-admis.

Mon dégueuli a tapissé mes printemps
Et leurs toisons ont essuyés
Les dernières volontés de l’houblon.

Comme j’ai mal au cœur
Et cet amour n’estompe point
Les vagues du solitaire.

Extrait des Saisombres

O

qu’importe mes desseins

et mes désirs refoulés

et les victimes, de mon ego,

de mes souffrances

et en grand con

j’heurte le coeur

des fleurs en printemps.

et chanter aux passantes

mes plus beaux mensonges

là où je colle la vie vécu

et celle, projetée

avec le sucre de l’alcool

dans les veines.

Cette dame au chapeau

la protégeant des aléas du temps amoureux

Cette jeune fille au trench beige

Se couvre de peau et son écorce

Intouchable devient imperméable.

La nuit est saine

Et les sirènes qui hantent les rues de Pouris.

Les Sept mers – saga magnifique

IMG_0580.JPGI

J’ai mal au cœur
Et l’envie de dégueuler
leur bonne humeur.Je me sens vide
Et la sensation de non-vie
devrait peut-être me remplir.Quoiqu’il se passe après la nuit
N’est que désespoir non-admis.

Mon dégueuli a tapissé mes printemps
Et leurs toisons ont essuyés
Les dernières volontés de l’houblon.

Comme j’ai mal au cœur
Et cet amour n’estompe point
Les vagues du solitaire.

 

II

J’ai écumé les lumières
Et la pénombre qu’elles conçoivent.

Sensible ou extra-lucide
En finir de ces questions
Sans fin.

Je n’ai plus l’appétit et la
Gourmandise d’autrefois.
Je stagne devant les bourgeons
En espérant qu’ils se meurent
Avant l’éclat.

La trahison que je fais
À l’Homme qui a tant subi
À l’accumulation subtile de l’anodin,
Et à la complaisance passive,
Du vide
En vain.

J’ai soufflé les derniers
mots chauds
Et les cendres se sont
Envolées.

Sans ses lumières, plus de pénombre.
C’est sans doute mieux
Ainsi,
Avec l’ennui qui tombe.

 

III

Je sors
J’vais me prendre une bière
Ou deux
En tuant le temps
Je naitrai surement vieux.

 

IV

J’ai essayé de trouver
Couleur à tes yeux
Et les saveurs
Des fleurs fanées m’envahissent
On dirait une fin d’histoire
Sans commencement
Et des lettres qui s’effacent
Sans jamais naitre
Écrites dans la fumée
D’un cancer satisfaisant.

C’est le bruit du futur
C’est le genre Humain
C’est la tentation de sucer
Tes seins
C’est la mort entre tes reins,
Le souffle froid
Et les marches d’Hivers.

Sur un pont aux bordures dorées
Ce sont les arbres sans
Feuilles, et le vent glacial
Du Divers.

J’ai essayé de trouver goût
À tes lèvres
Mais le danger de m’y perdre
M’empêche de m’attacher
À cette idée.

Fais-moi donc un coupable
Parfait
Pour ce crime.

Mieux vaut mettre dans des
Lignes, le sombre, le deuil
D’un amour dont on ne peut vivre.

D’une passion qui
Consume
Sans jamais être allumée.

L’étincelle dans tes yeux
Et la profondeur
Qu’ils décrivent
M’enferment.

Je veux être libre
Victime
Tremper dans l’interdit mes
Désirs et envies
Sans jamais te succomber.

 

V

Devant une pinte de bière
Et un double whisky sans
Glaçons
J’en avais besoin, être en suspension.

A ma droite
Une boite rouge, où a été
Inscrit au fer chaud
« LETTERS ONLY »
Je rêve de m’y glisser
De m’y cacher
Fermer les yeux
Et tout ce monde autour
Disparaitra.

Il n’est des temps plus difficiles
Que ceux contemporains
Difficile d’être nu ici bas
Loin de n’être vu non-vêtu
Le corps est un habit que l’âme
Et le mal-être, ont choisi.

Tous drapés de ce quelconque apparat
Naviguent en quête
D’une terre promise.

Sirènes, tempêtes, soleil
Pétant, famines, délires
Et poissons pleins les filets.

Le voyage
Le port d’attache
Le mal de mer
Le savoir qu’on oublie
En survie.

Mes quelques lettres sur
Une terre à la dérive
Et au grand ensemble
Qu’on tente d’expliquer
Le mat et le gouvernail
Se sont contre moi,
Ligués.

Je n’ai pas plus de trésors
Que ceux
Qui dans la ronde
Virevoltent et chantent
Nul besoin de recherche
Nul besoin de venir
Nulle découverte
Car jamais mon coffre ne fut scellé.

 

VI

Aujourd’hui
J’ai vu le corps d’une femme
Elle était à demi-nue
Elle portait un boxer noir
Et ses jambes en tailleur.

Aujourd’hui
J’ai vu le corps d’une femme
Son dos était si beau
Si courbée
Comme pour recevoir
Mes mains et mes bras.

Aujourd’hui
Ma femme au boxer noir
À les jambes décroisées
Elle se tient devant moi
Accoudée sur la commode
Tel dans le far ouest un cowboy.

Aujourd’hui
Ma femme au boxer noir
A laissé sa féminité
Vivre
Son pubis nacré entre la dentelle apparaît.

Aujourd’hui
Ma femme m’a quitté
Il n’y a que le whisky pour la remplacer.

 

VII

Comme forcené, je ne suis pas si mal
Ma solitude, j’ai dompté
En crachant de l’encre noire
Sur une feuille de papier.

Je serai de ceux qui ne prennent
Le temps de réfléchir
Pour agir
Le réveil vieux
Meilleur que celui qui suit le jeun.

Sans avoir avalé la vie
Par les deux bouts
Étant cravaché par les fouets
Matériels
Et l’accumulation des objets,
Qui nous a goinfré.
Comment pourrai-je dégueuler ce monde.

Nos femmes enfantent toujours
C’est que la page ne
S’est totalement tournée.

Que l’espoir gangrène
Parmi nous
Sous-Hommes
Un retour à l’état pur :
Une utopie de fier.

Des fils de la Terre en quête,
De frissons et d’Éthers.