Nombre irrationel (aka Piéwo 3)

Citrons rhum sucre,
Ou
Vraiment sucre citron rhum
On
S’arrange comme on veut ici
La cuillère en argent pour remuer doucement la mixture
Tue-diable
Peau blanche peau noir des Ti-punch
Pour les rêveurs un décollage
Hommage Père labat
59.

Févite Féverte! Frévert, Frésaire!

V’la l’vague à l’âme
V’la l’vagabond qui erre dans les rues de Paname
V’la l’vaurien qui choie
Sur les berges beiges d’la Seine.

Le sourire béat
Trique pour cette vision d’Emmanuelle
sur la rive
Chaise en rotin
Tourbillon d’écumes
Cheveux dans les coussins.

Des doigts d’été
Scarifiés de constat et consonance
Sacrifiés par les brûlures
De mégots et pintes
L’écoeur incendie
La trachée
Arrachée par des bribes de mots
Crachés au vent du doux
Pouris.

V´la vagabond
V´la l’con
Qui saute les rimes
Et joue avec les femmes
A tend ton menton.

V´la les chats

Alexandra
J’peux rien écrire sur elle
Avec son premier prénom
Un poète du 18eme
En a fait une si belle chanson

Alexandra veut un enfant
Un de
Benetton
Cheveux bouclés

Migraine
Mi nègre
Mi maçon

Pouris
Et ses femmes
Que des folles.

Mon sexe libre
Fraternel
Égalitaire
Dans la bouche des Mariannes

L’écriture est dure
Et l’alcool
Vibre dans l’intestin.

Éjaccuse

J’me baladais dans Pouris
Tige à la main
Cherchant terreau pour y perforer
Mes racines liquides.

Scotché devant une affiche aubade
Dans l’bad
La nostalgie des pages trois suisses
Où je redoute qu’elles ne se figent
Éternellement
Qu’les chattes se lèvrent
Qu’les bouches nichonnent
Qu’la sève mute 
Ces femmes, nouvelle gène.

C’monde a tué mon imagination
Me faut des fentes
Et des obus
Que je déverse ma génération lithopédion.

La vie Photoshopé l’a remplacé
Le virtuel
Imaginaire
Toujours sous ma couette.
Une biffle avec les doigts
Je choisis qu’tu m’adoptes
dans tes draps. 

C’est mieux qu’on s’achète
Quand on possède
On ferme la gueule d’l’objet bipède
Une claque sur les fesses des fées
Et sur la face du monde
Un bon jet.

Caverne et champignons

Et puisqu’on meurt
Tous
Banalement
car la mort est mère
De la vie qui nous tend
Ces pauvres
Fruits

Paris.

Je regarde Carole
Et sans voix je…

Et puisqu’on meurt tous
Dans les vibrations de satins
Et dans les tons blonds
Du brun de ses mèches
Mec
Je me veux fini.

Près du pont des arts
Sa voix
Son allure
Son signe près de l’œil
ses lèvres.

Je me veux mort.

Si ce soir
L’architecte me tue
Faudrait vouloir
Plus que des fleurs
Pour ma tombe
Et
Des chants joyeux pour mon
Futur vécu.

J’en veux un baiser
Qu’un baiser
Doux
De ses lèvres
Et je serai en paix.

Laissez-moi pourrir!
Mon être
Mon cœur
Jonché de muguet
Dans la ville de Pouris
Tout ce qui se meurt est
Un bouquet de bises bisoutées.

Venez, venin, vie’d’shit!

Et si j’pouvais
Dans les vapeurs d’alcools
Dégagées par mon haleine te dire

“C’est la vie ça va passer”

Mais
Ça ne passe pas.

Elle se subit
Manipulant nos êtres par quelques
Éclairs, étoiles, soleil et joies
Éphémères, jouissives et dégueulasses
Comme la post-éjac
Et ouais, c’est crade
J’ai pas mieux ici.

Pousse la vérité aussi loin que tu
Puisses adorer te détester
Tes images futiles
D’une perfection inutile.
Je n’ai jamais vu de larves
Refuser la mocheté, la grosseur
Les vergetures, les seins petits
Pendants, les bites molles et
Celles dont tu fantasmes.

Quand tout est vu
Quand tout est dit
Quand rien est

Tout est la
Devant toi
Le mensonge des sens
Et des principes
Ses cages
Salopes!
Que je m’efforce de briser
Jusqu’à vous détester
Jusqu’à brûler votre doux subterfuge
D’humanité.

Je me suis tué à 24ans
Depuis
Je ne fais plus de regrets
Je les mets a la rue comme une pute
Haute gamme mais bon marché
Qu’elle aille taper les femmes cocues
Et les hommes impuissants
Que cet art chaudement glisse
Entre les cuisses de l’innocence de vos filles
Y’a que ça
Faut bien que je me vive.

Et dans vos livres
Je me livre en mensonge véridique
Je hais les gens autant que je les observe
La beauté comme thème
La vie dans la mort
C’est l’espoir que je vois

Quand les bactéries boufferont ta carcasse
Ou que tes cendres serviront a rien
J’aurais essayé d’être moins humain
De, ne regarder rien
Au, détachement de tout

Je donnerai corps et larmes
A l’infâme.

Demoiselle Philosophie

Toison de feu brulé
Le poil dru qui me rappelle
Les herbes folles
d’une saisombre
Sèche
Chez moi,
Sous le soleil
et le jus des mangues sauvages.

J’emprunte ses genoux pour remonter
à la source d’envie
Le triangle de vie
Quand ses yeux ronds se baissent
Par timidité
Honte, gêne d’être ainsi dévoilée
J’aurais aimé que ces yeux
M’offrent leur beauté
Quand elle m’a baisé, avec des cuisses
Sucrées et voluptueuses à souhait.

 

Toison de feu brulé
Entourée de collines déboisées
Au nombre de deux
Il semble bien loin
le temps des jeunes filles
Quand les femmes sont devenues,
Reines.

Une nuit,
Lumière éteinte
et feux brillants par la fenêtre
J’ai pris ses lèvres, entre les miennes
Lui demandant à l’oreille si
Elle aimait quand son abricot était dégusté.
Sur son canapé, debout
Je lui ai écarté les cuisses
Et ma langue a fouillé
Pour trouver enfin
La saveur chaude,
De l’écume amere.

Le Pacha (1)

Un jour
Le pacha vînt me voir
Avec des questions sans ordre
Mais conséquences

Le pacha voulait savoir pourquoi
La fleur qu’il convoitait tant
fuyait sa jolie prose

Je n’en sais rien
lui répétais-je convaincu
Je ne crois qu’en une seule chose
C’est que l’action se fait pardonner de l’ego
Alors que les si, virent souvent a la rancœur
Rien n’est alors assez beau
Et les cuisses où l’on a souhaité renaitre
Se referment devant nous
La langue pendue, et tendue vers le miel
Qu’on voit d’ores et déjà, butiné par autrui.

DesCorps de Femmes (Poèmes et Polaroids)

Il y a des corps avec lesquels
Je me sens surhumain
Dans les décors sombres je décode
Leurs lignes et les courbes
Bandés comme un arc
Je tends leurs bras
Préparation parfaite du saut de l’ange.

Il y a des corps avec lesquels
Je me sens soudain
Minable
Devant tant de beauté
J’me retrouve nu
Sans force
Et j’empoigne les tignasses
Jusque là, parfaites
Qu’elles perdent leurs statuts de déesses
Et sans son,
Leurs statures se retrouvent
Au même niveau que mon nombril
Et on emboite le pas
Une symphonie vibrante, de mortels
d’émotions
de morsures.

Il y a des corps qui
Sans décoration
Deviennent aussi fade
Que la mouille d’une ex non voulue
Et leurs fleurs se fanent
Et mon plaisir s’estompe
Je deviens faux dans leurs fantasmes
Et feins
L’abandon.

Parisite – LesFemmères

Moi j’n’ai vu

que les femmes de la ville

Leurs styles et leurs manies

leurs beautés et les leurres

qui

en découlent.

Moi j’n’ai ici

que les yeux en juge

et l’esprit qui décrit

les jupes.

Moi j’n’ai vu

qu’entre leurs courbes

les portes d’un paradis dont on

me ressasse les bien faits

depuis petit.

Un appel divin

à la superposition

des couches de peau

encore mieux

si c’est un dégradé.