Dû All.

J’ai donné une larme
Et peut-être ma bile
Dans le caniveau
À pleurer notre sort!

J’ai donné mon corps
Et peut-être mon âme
Dans les éthers
À ce qu’on appelle la prose!

Mes doigts léchant la brique
Humide de la ville
Mes pieds nus
Frottant le gravier, j’ai
Vu
Le rythme de vagues et des ondes
Dans lesquelles nous nous perdimes
Les tentations chaudes
Du capitalisme
Et nos envies intimes.

Des richesses en 26 lettres
Des malheurs trompés par la vitesse.

J’aurais voulu
Mais je n’ai pu.

J’aurais volé
Mais mon épée
M’a coupé ces ailes que je me suis imprimées.

& l’agneau.

Les vagues se lancent
Sans relâche
Sur les rives froides;

Des falaises d’Albion
jusqu’aux cayes
Du Moule
L’hiver dont on s’inquiète
est si loin
rouge et sombre comme le plus mauvais rêve humain.

La houle et sa
noirceur créé
l’écume, des lendemains
Candides qui viennent y choir
baffant sans cesse nos a priori
et notre immobilisme.

Les vagues se lancent
et sans relâche
Sur les rives chaudes
nous rappellent;

Les embruns se posent sur sa peau
elle est le monde, parfois
L’instant se nostalgise
Pour qu’au futur
Nous ayons recherche
de ce bonheur
Cristallisé.

Mes phalanges sculptent
Les courbes
de mon ballon
avec lequel je me maintiens à la surface.

mon futur dystopique se dessine clair à la surface
avec une chose verte plantée
dans un sable qu’on dit roux.

Mon futur utopique ressemble à la mer sous la lune
sa blancheur resplendissante
et ses abysses sombres et infinis
comme les songes, on dira.

Où c’est le contraire…

Je divague, je m’élance
je suis lâche
je dérive mais
on ne tombe pas vraiment
on continue un mouvement lent
vers l’horizon des événements.

Oh que tombe

Comme le baiser de l’automne
Sur l’hiver qui se pointe
Tes lèvres sur mon âme
Ont le goût de ses couleurs orouges
Et des feuilles qui tombent.

Leurs saveurs sont des bourgeons
Pour l’arbre que seront ses quelques mots
Des envies de vins chauds
Et de ton corps sous la couette.

Des regards froids
Et tes yeux noisettes
Qui détruisent…présent
Passez, les mirages de ton con
Saveur printemps
Et les fûts
Qu’on vide
Aux coccinelles
Qui nous indiquent qu’on
Est bien
Progéniture
De leur bon dieu.

Du pétrole dans les bas résilles
Et dans mon verre
Des vers
Qui glacent
grésil!

Extrait 7: petits poèmes pour grands amants

Je goutte tes lèvres;
Ma main sur ta bouche
J’ai ton être sur mes papilles
Je jubile.

Je te l’ai dit la première fois
Les saveurs sont uniques
Le coït banal et répétitif
De corps à corps
Encore en courbe.

J’ai ton jus dans ma bouche
Et j’avale goulûment, lapant
Avec excès
La porte de l’origine
Des hommes et des femmes.

Il y aura d’autres
Il y en aura des uniques
Il n’existera qu’une version
De cet univers; et dans tes yeux s’agrandit
La sérénade de serotonine
Que je bats maintenant
De mon sexe
la cyprine,
combustible qui brule mon être,
Flamme de cette passion.

Si nous sommes
Si nous ne serons
Si nous étions
Validés par ma sève
Violemment projeté dans ta gorge.

Coué LOL.

Fumer la nuit
Contribue gravement
Et à la votre!
Bonne santé.

Ces messages qui,
Parsèment l’ennui quand,
Mes yeux se collent pas plus haut que,
La où on nait, quoi?

Des luttes sans toiles
Et des nuits sans toi
Restera-t-il?

Boire et
Avec ta modération.

Ces mensonges qui,
Mènent à l’intertemps quand,
Les DieuEx se la collent, que
Des sens on cherche une réalité corrompue quoi!

Des poèmes, sans fond dans le verre
à l’aveuglement fou des ombres que nous portons.

Extrait 6: petits poèmes pour grands amants

Je baise chacun de tes signes
Et sur ta peau je promène une saveur chaude
J’ai un doigt sur tes lèvres
Et les mains qui vadrouillent.

Sur ton nombril
Maintenant mes yeux cherchent
La vallée douce pour m’abreuver de ton goût.

Ma main effleure tes seins
Et mes lèvres englobent ton con.

Tu me nourris de ton essence
Je te leche tendrement
Je pousse ma langue sur ton
Petit bouton.

Tu peines à trouver refuge
Et tes mains aggripent mon sexe
Gonflé
De haut en bas
Tes gestes m’invitent dans ton antre humide.

Je suis en toi
C’est ce que je désire le plus
Tu gémis
Une ou deux fois
Comme ce moment où tu étais dans mes draps

Tu t’en souviens?
Tu bougeais
Tu te cambrais
Et moi je rêvais de toi.

À quatre pattes devant moi
Regarder ton dos.

Et toujours tes signes
Comme les étoiles d’une nuit claire
Soudain,
La voie lactée
Qui laisse des traces sur ton cul
Que j’ai mordu,
Tendre,
À pleine dents.

Cache étoiles

Comme leur progrès a remplacé
les arbres par des forêts en briques
Les fruits de la terre n’ont
Plus pu pendre, vacillants
Avec le vent de leur liberté.

Dégoulinants de leur sève
A même le sol,
Ils remplissent le ventre du monstre en eux
Peut-être cherchent-ils
à irriguer leur
Temps des rivieres écarlates
Des damnés de la Terre?
Et voir renaître
Leur vision
Mais non…

Comme des bougies
Sur un amas de paille
Le feu prend enfin
Et les flammes dans les yeux
Ne cesseront plus
Tant que leur sombre silence restera norme.

Il ne suffit plus de saigner
Pour qu’on soit considéré
Pair.

Extrait 5: petits poèmes pour grands amants

Et peau, couleur soleil
Et mes lèvres doucement la baisent
Je mets mes doigts dans ta bouche
Pour que ta langue dicte mon poème.

Tes cuisses m’entourent
Et je perds mon souffle
Dans ta fleur
Tes seins dominent, mes songes
Et le temps avec toi est un mensonge.

Tes reins, remuants
Sur moi
De bas en haut, ma tige tu espères
te délivrera.

Je ne sais le lieu
Je ne sais le but
Ton antre ouverte
Je comblerai du jus.

Et lentement. Tendrement.

Tu seras mienne,
Tes yeux verront la clé
Du paradis
Dans les draps
Cambrée, donnée à moi
Tu t’abandonnes.

monts de marchants

Depuis qu’on a mis des femmes sur 3×4
et des hommes dans des caddies,
la fente de la machine reste le seul sourire
Devant les racistes et les sponsors, même la banane s’aplatît.

L’achat est devenu, pièce
maîtresse, médicament
des amitiés à moitiés moisies à crédit.
L’habit toujours, preuve de réalisation à trois sous,
comme en témoigne
ce théâtre sans scène, spectacle sans fin
qui se nourrit du débit des applaudissements
et des pouces en 01.

Tout ceci est fade
plus rien n’émerveille
et les babioles, raison de devenir, s’amoncellent
pourtant avec tous ces cliquetis, avec tout ceci nos esprits s’évadent
et nous croyons, comme des enfants, que dans le vide
résonne le son.

Extrait 4: petits poèmes pour grands amants

“Fais vite, mon copain rentre”

Je suis dedans avec
l’impression d’être
dans une salle d’attente.

“Pas de marques visibles sur mon corps”

Sur mon coeur
cicatrices invisibles
s’ouvrant à la plèbe
par infimes proses.

« C’est pas bien, c’est pas bien »

Tu danses entre mes bras
aussi entre les siens
Tu rebondis avec entrain
nous sommes deux à tes reins.

« Plus de messages, il sait »

j’ai pris la rame en pleines dents
les si, les six neuf
et ton odeur intemporelle
resteront,
mon jet d’encre s’enraye et ne trouve fin.