30 glorieuses

Les étoiles sont mortes
mais mon bouquet pourri devant sa porte.
ces yeux ne voient qu’elle
et les pétales sur son parquet s’amoncellent.

Ses yeux sont morts
mais mon cœur pourri devant sa porte.
les étoiles ne voient qu’elle
et les corps sur son parquet s’amoncellent.

beaches be wet

Les vagues se lancent
Sans relâche
Sur les rives froides
Des falaises d’Albion
Sur les cailles
Du Moule
L’hiver est loin.

Leur noirceure créé
l’écume, des lendemains
Candides qui viennent y choir.

L’embrun se pose sur sa peau blanche
L’instant se nostalgise
Pour qu’au futur
Nous ayons recherche
de ce bonheur
Crystallisé.

Vocabuglaire

image

Rentrée d’Éclats

C’est la qu’le joug se lève
L’élève s’éveille
Prenant conscience de
Qui veut la lui mettre.

Scindant l’espace
Grande équerre,
L’air rapporte les nouvelles danses
D’un doux
Septombre
Qui de ses règles
Parsème d’Orouge
Les voies
Où l’herbe n’est plus tondue.

C’est la Saisombre
Qui veut ça.

Les cartables
Sont lourds sous
La pression
Du décor parental
qu’on décode d’affreude terminaison.

Les saveurs de l’Était
Semblent si loin,
Allez colle-toi ici!
Sur les tables de soumission.

A miss education

Elle me dit qu’elle les aime sombre
Des plus courtes aux plus longues
Un jeu que sa langue Douce et entrainée
Pratique aisément.

Elle me dit qu’elle les aime sombre
Mais moi je les aime rondes
Belles silhouettes déposées sur une surface morte
Qu’il en coule des traces, ballets de couleurs sobres.

Moi je les aime noires
Elle les aime sombres
Je les aime mates, Mousseuses et nourrissantes
Comme une pinte de Guinness
A température ambiante.

DesCorps de Femmes (Poèmes et Polaroids)

Il y a des corps avec lesquels
Je me sens surhumain
Dans les décors sombres je décode
Leurs lignes et les courbes
Bandés comme un arc
Je tends leurs bras
Préparation parfaite du saut de l’ange.

Il y a des corps avec lesquels
Je me sens soudain
Minable
Devant tant de beauté
J’me retrouve nu
Sans force
Et j’empoigne les tignasses
Jusque là, parfaites
Qu’elles perdent leurs statuts de déesses
Et sans son,
Leurs statures se retrouvent
Au même niveau que mon nombril
Et on emboite le pas
Une symphonie vibrante, de mortels
d’émotions
de morsures.

Il y a des corps qui
Sans décoration
Deviennent aussi fade
Que la mouille d’une ex non voulue
Et leurs fleurs se fanent
Et mon plaisir s’estompe
Je deviens faux dans leurs fantasmes
Et feins
L’abandon.

EXTRAIT DU CARNET NOIR

Je déteste quitter le lit des jeunes femmes le dimanche.
Le dimanche, c’est l’amour en cuillère avant le premier bonjour. C’est toi entre mes bras, encerclée, que je maintiens contre moi, qu’on ne fasse qu’un. Je pousse légèrement tes cheveux coincés entre mes lèvres. Ma main contre ta hanche, pour que je calque les mouvements de ton bassin.
Dimanche, après la cuillère, je me lève et te laisse sous les draps.
Petit déjeuner, sucré salé, du café ou du thé.

Absorbés.

Dimanche après la cuillère et le petit dejeuner, on retourne sous les draps.
Le dimanche, jour du sein. 
Jour de petites morts, jour de décès…