Saisombre danse sèche

Comme un souffle incertain
Le feu battant le vent
Amène la chaleur dont on ne sait si c’est la dernière
Caresse d’humanité.

Les gens dansent autour du feu
Le regardent, l’observent
Comme si ils voudraient s’y jeter.

Dans la nuit sombre sans
Les lumières artificielles du confort de
Nos villes
Nous retrouvons-nous enfin?

Je n’ai que
Je n’ai quoi
Dire
Je m’en éloigne.

Je regarde le passé et les cordes
De l’univers se détendent
Ses cheveux bruns toujours les mêmes
Mais nous sommes
Dans la braise et ces rejetons
Volant
Nous sommes bien là.

Dans celui-ci
Tignasse plus courte
Nous n’étions
Et le présent m’objecte
Que jamais nous ne fûmes.

Et ce feu brûle
Devant nous
La ronde est incomplète
Nous nous vautrons dans la contemplation
Peut-être que tout n’est que répétition
Peut-être bien
Que tant qu’à faire
Nous devrions finir?

Et ce feu brûle toujours
Je sens la pluie dans l’air
Et l’herbe sort son parapluie
Qui gratte tant
Ma peau d’humain
Quand je m’y plonge.

J’ai vu l’orage
Mais j’ai oublié quelle onde me mène
Sur quelle fréquence je danse
Les ombres sont là
Leurs lueurs aussi.

Rien n’existe
Car tout est,
J’ai allumé une rouge
Et j’ai pensé aux miens.

a red place within

I’ve always imagined my heart red
And heartbreaks
As scars, or little empty boxes pushing the kindness out of it.

I imagine my heart blank now
Each heartbreak as layers of red
Up until it reaches the complexion that I want, sadly
The heartbreaks will follow.

You can picture yours
And pick a colour too:
Maybe it’s black
Maybe it started with 50 shades of grey, coke and Jack.

You can picture yours
And pick a colour too:
Maybe it’s blue
Maybe it started with tears from the sky, and two ice cubes.

Alas,
Maybe the heart has no colour
Maybe our eyes act like sonar
Maybe the water has brimmed over
Maybe the bath is red forever.

& l’agneau.

Les vagues se lancent
Sans relâche
Sur les rives froides;

Des falaises d’Albion
jusqu’aux cayes
Du Moule
L’hiver dont on s’inquiète
est si loin
rouge et sombre comme le plus mauvais rêve humain.

La houle et sa
noirceur créé
l’écume, des lendemains
Candides qui viennent y choir
baffant sans cesse nos a priori
et notre immobilisme.

Les vagues se lancent
et sans relâche
Sur les rives chaudes
nous rappellent;

Les embruns se posent sur sa peau
elle est le monde, parfois
L’instant se nostalgise
Pour qu’au futur
Nous ayons recherche
de ce bonheur
Cristallisé.

Mes phalanges sculptent
Les courbes
de mon ballon
avec lequel je me maintiens à la surface.

mon futur dystopique se dessine clair à la surface
avec une chose verte plantée
dans un sable qu’on dit roux.

Mon futur utopique ressemble à la mer sous la lune
sa blancheur resplendissante
et ses abysses sombres et infinis
comme les songes, on dira.

Où c’est le contraire…

Je divague, je m’élance
je suis lâche
je dérive mais
on ne tombe pas vraiment
on continue un mouvement lent
vers l’horizon des événements.

Mon Rocher

Y’a cette gamine
Qui démange
Avec son sourire
Et sa curiosité
rend febrile
Ma routine
D’homme lassé.

Elle me raconte Kinshasa
Sans rien donner
De plus.

Me dit qu’elle aime
ma prose
qu’elle la transperce
la rend toute chose.

Et son sourire
Est moins doux que ses lèvres
Et son regard
Est moins perforant
Que ses yeux
Qui pétillent.

Et moi
Le moi de société
De regles
Ne peut rien faire d’autre
Que de l’imager
Sur mon lit,
Découverte.

all inclusive

S’échouent sur nos rives
Plastiques et déchets de nos vies
D’humains urbains
Mais les vagues n’oublient jamais
L’incertain et le chamboulement du confort et des murs
Risibles qu’on
A construit.

S’échoue sur nos berges
La gerbe inconnue
Qui nous revient du passé
Nous rappelant au combien compte
Le battement d’ailes
Et les pavillons d’où nous gérons la misère
Que sous les damnés de la terre et
Les câbles nous tentons
De cacher.

S’échoue sur nos plages
A la place de nos carcasses de baleines gonflés à la mal bouffe
Et huilés de monoi
Le convoi de ce monde
Et les bouteilles gardent ce message
De l’histoire
Qui se répète comme égratignure sur nos
Vies
Nihilistes.

Les falaises
Le précipice nous attirent
Les barrières
Le ciment nous tirent
Mais rien ne protège
La distance fend nos crânes
Et nos sens
Nous mentent
Devant ce spectacle éclatant de couleurs
Nous sommes devenus insensibles
A l’invisible douleur.

Et dans les nuages pollués
Nous comptenplons les mirages
Du progrès.

sea, riant! see, rien.

Les jours sont gris
et oui ici, les sourires sont des brises
sèches.

J’ai la gerbe dans l’oesophage
et mon estomac
Crache le feu
Du citron
Et du tue diable.

Je veux être sans
Émotion
Et pourtant je bois
Pour calmer la moisson
.

Mieux vaut ingurgiter le liquide
Que d’le vomir
Par mes yeux

J’essaye d’être lucide
Athée
Et pourtant je prie
Un
Dieu.

Quand dans le fond d’un verre
J’ai vu mon reflet
Ma gueule prend la forme
D’un être à trois yeux.

Les narcotiques
Veulent me plonger dans un sommeil
Que depuis l’enfance je recherche
Dans un clin d’oeil
Partir
Un jour
“Pour être libre”
Avec un putain d’accent français
Parlant la langue du perfide albion.

Ma poésie de travers
Comme un jet de pisse
Dans un ruisseau.

Les jours sont gris ici
et les rires sont des braises
Ardentes
Dans l’obscurité
De la vie.

Gaudi dit.

Dans un coin sombre de mon esprit
Entre les vagues, les va et vient
Marins
Se trouvent l’île
Dont ton corps
Insipire vallées et monts.

Et de ton franc parler
Se dessinent
Les falaises
D’où se jettent les corps des autres perdus
Et mon âme aussi
S’écorche
En dégringolant
Laissant lambeaux
En guirlandes
Sur les branches séchées par l’océan
Et mon sang,
Giclant
Perle l’albion.

J’époumone en silence
Sous ta jupe dans ce café
Parisien
Un ouragan de lettres qui se lient
Et mentent
Pour ton sourire
Et tes yeux qui cherchent
Tous,
sauf les miens.

Je tente de déchiffrer ce qui est
Par son absence.

Mes mains sur tes cuisses
Mes doigts dans
La chaleur chaude
De ton être.

Les chants de ta voix
Les mélodies
D’un souffle saccadé
Et cet instant
Les temps se composent
à l’humain
Et c’est tout.

Je prends mon brouilly
Qu’le brouillon du brouillard de ton désir
Fasse
Sens.

Que tes lèvres
M’aspirent
Que le bonheur se fonde.

Qui suis-je
Qui je suis.

A force de suivre les mêmes personnes
On tourne en rond
Tourbillon.

Qui es-tu
Qui tu tues.

Jamais lard
Jamais
L’art
Ne dois être expliqué.

Comprenez-vous?

oh bad

Dans la soie noir
Je rêve de soir
Au crachin
Chaud et humide
Mes mots
Perméables tanguent
Avec tes reins

Et tu perds
Le moi
Le ça
et sur moi
les textiles moites
Languissent
en gémissant.

what you. say main.

Quand les lumières fuyaient
A travers la salle
Et ton visage sortant de la pénombre
De temps

Et dans ton cou
J’ai trouvé refuge
Profitant de tes oreilles
Te sussurant des mots doux
Des mots sensuels
Des mots de désir
Et j’envoie ma voix
Et ses vibrations
Te découvrir
Étancher ma soif

Sur tes lèvres charnues
Puis sur tes seins
Elles
entourent
tes auréoles et lèchent
tes tétons
Descendent en tourbillon
Vers ton nombril
Et la mon dessein
S’agite et prend fin

Ta main m’agrippe

Les lumières ne fuient plus
Les yeux posés sur nous
L’ombre nous a trahi.

Ma main te retient
Et sur mes doigts
Glissent les mots
Dont je souhaite qu’ils
Te transpercent de plaisir
Te livrent
Te mettent
A genou devant l’envie

Mes empreintes
J’espère te marqueront
A vie
Et les traces encore fraiches
Te laisseront
Béante
Et
Qu’Au détour d’un rhum
Des souvenirs de ces mots
Sur ta peau
Te combleront.