Extrait 8: petits poèmes pour grands amants

Her mind was the storm
Outside,
that we would watch through the kitchen window
Her smell, steamed bergamot
would lick the walls as
the room sprouted the colour of Autumn.

As she moved, her
Rib cage created the waves
That never crashed
Curving her hips
Cambering her back and those thighs,
Where my kisses surfed on the froth
Until they
reached the arching tip of her toes.

The room coloured as Winter
When she inhaled
The last warmth
Before releasing the paradise spasm.

& l’agneau.

Les vagues se lancent
Sans relâche
Sur les rives froides;

Des falaises d’Albion
jusqu’aux cayes
Du Moule
L’hiver dont on s’inquiète
est si loin
rouge et sombre comme le plus mauvais rêve humain.

La houle et sa
noirceur créé
l’écume, des lendemains
Candides qui viennent y choir
baffant sans cesse nos a priori
et notre immobilisme.

Les vagues se lancent
et sans relâche
Sur les rives chaudes
nous rappellent;

Les embruns se posent sur sa peau
elle est le monde, parfois
L’instant se nostalgise
Pour qu’au futur
Nous ayons recherche
de ce bonheur
Cristallisé.

Mes phalanges sculptent
Les courbes
de mon ballon
avec lequel je me maintiens à la surface.

mon futur dystopique se dessine clair à la surface
avec une chose verte plantée
dans un sable qu’on dit roux.

Mon futur utopique ressemble à la mer sous la lune
sa blancheur resplendissante
et ses abysses sombres et infinis
comme les songes, on dira.

Où c’est le contraire…

Je divague, je m’élance
je suis lâche
je dérive mais
on ne tombe pas vraiment
on continue un mouvement lent
vers l’horizon des événements.

Extrait 7: petits poèmes pour grands amants

Je goutte tes lèvres;
Ma main sur ta bouche
J’ai ton être sur mes papilles
Je jubile.

Je te l’ai dit la première fois
Les saveurs sont uniques
Le coït banal et répétitif
De corps à corps
Encore en courbe.

J’ai ton jus dans ma bouche
Et j’avale goulûment, lapant
Avec excès
La porte de l’origine
Des hommes et des femmes.

Il y aura d’autres
Il y en aura des uniques
Il n’existera qu’une version
De cet univers; et dans tes yeux s’agrandit
La sérénade de serotonine
Que je bats maintenant
De mon sexe
la cyprine,
combustible qui brule mon être,
Flamme de cette passion.

Si nous sommes
Si nous ne serons
Si nous étions
Validés par ma sève
Violemment projeté dans ta gorge.

Extrait 6: petits poèmes pour grands amants

Je baise chacun de tes signes
Et sur ta peau je promène une saveur chaude
J’ai un doigt sur tes lèvres
Et les mains qui vadrouillent.

Sur ton nombril
Maintenant mes yeux cherchent
La vallée douce pour m’abreuver de ton goût.

Ma main effleure tes seins
Et mes lèvres englobent ton con.

Tu me nourris de ton essence
Je te leche tendrement
Je pousse ma langue sur ton
Petit bouton.

Tu peines à trouver refuge
Et tes mains aggripent mon sexe
Gonflé
De haut en bas
Tes gestes m’invitent dans ton antre humide.

Je suis en toi
C’est ce que je désire le plus
Tu gémis
Une ou deux fois
Comme ce moment où tu étais dans mes draps

Tu t’en souviens?
Tu bougeais
Tu te cambrais
Et moi je rêvais de toi.

À quatre pattes devant moi
Regarder ton dos.

Et toujours tes signes
Comme les étoiles d’une nuit claire
Soudain,
La voie lactée
Qui laisse des traces sur ton cul
Que j’ai mordu,
Tendre,
À pleine dents.

Extrait 5: petits poèmes pour grands amants

Et peau, couleur soleil
Et mes lèvres doucement la baisent
Je mets mes doigts dans ta bouche
Pour que ta langue dicte mon poème.

Tes cuisses m’entourent
Et je perds mon souffle
Dans ta fleur
Tes seins dominent, mes songes
Et le temps avec toi est un mensonge.

Tes reins, remuants
Sur moi
De bas en haut, ma tige tu espères
te délivrera.

Je ne sais le lieu
Je ne sais le but
Ton antre ouverte
Je comblerai du jus.

Et lentement. Tendrement.

Tu seras mienne,
Tes yeux verront la clé
Du paradis
Dans les draps
Cambrée, donnée à moi
Tu t’abandonnes.

monts de marchants

Depuis qu’on a mis des femmes sur 3×4
et des hommes dans des caddies,
la fente de la machine reste le seul sourire
Devant les racistes et les sponsors, même la banane s’aplatît.

L’achat est devenu, pièce
maîtresse, médicament
des amitiés à moitiés moisies à crédit.
L’habit toujours, preuve de réalisation à trois sous,
comme en témoigne
ce théâtre sans scène, spectacle sans fin
qui se nourrit du débit des applaudissements
et des pouces en 01.

Tout ceci est fade
plus rien n’émerveille
et les babioles, raison de devenir, s’amoncellent
pourtant avec tous ces cliquetis, avec tout ceci nos esprits s’évadent
et nous croyons, comme des enfants, que dans le vide
résonne le son.

aigre-doux

Le phare de Vieux-Fort
Au loin
Et des étoiles qui brillent
dans les yeux des enfants.

La malice du sable dans les cheveux
crépus et lisses
Ma terre élevée au sang-mêlé
Pleure des arcs-en-ciel
sucrés.

Le goût du sein maternel qui
Jamais ne s’estompe
la douceur d’un tourment d’amour
coco
Dans la bouche.

Je sens l’effet du papillon
entre l’espace de chaque lettre
sur les touches du clavier
sous ma plume désenchantée
dans le sens de chaque maux.

Conditionné, je me répète ce mantra,
phantasme convulsé:
L’espoir est l’ultime monnaie.

et toi,étoiles,toiles

Je suis le géant et son dos qui porte l’horizon
Dans ses yeux j’ai cherché bourgeons
et pétales
la nuit.

Aux éclairs lents qui fissuraient son front
j’ai su donner vie
aux crevasses abyssales que
Remplissait la vie.

J’ai salué les murs
et ceux qui les retiennent à la force du dos
les marcheurs qui maintiennent le goudron
sous nos pieds.

Je te vois
Je t’observe
Je me vois t’observer
C’est la saison de l’intertemps
et le déroulement d’un bonheur immédiat déjà nostalgique.

Le géant bouge et je glisse sur son dos qui porte l’horizon
À ses pieds j’ai cherché bourgeons
et pétales
la nuit.

Je pousse l’air entre le cadre d’une porte
et m’engouffre dans un bar
où la fumée des clopes a un goût
de bières.

Les bonsoirs et certains bonjours
zigzaguent avec la lumière tamisée
et atteignent
tant bien que mal nos verres.

L’alcool change de contenant
Deux fois, coulant dans mon oesophage
Donnant à mon coeur ce balan héroïque et mes lèvres
se meuvent dans le cou
de ma compagne.

Je danse tu danses
Je regarde ton corps
Je me vois regarder
C’est la saison de l’intertemps
et le déroulement d’un bonheur immédiat déjà nostalgique
Une dernière fois
car elles sont toutes uniques.

Mon Rocher

Y’a cette gamine
Qui démange
Avec son sourire
Et sa curiosité
rend febrile
Ma routine
D’homme lassé.

Elle me raconte Kinshasa
Sans rien donner
De plus.

Me dit qu’elle aime
ma prose
qu’elle la transperce
la rend toute chose.

Et son sourire
Est moins doux que ses lèvres
Et son regard
Est moins perforant
Que ses yeux
Qui pétillent.

Et moi
Le moi de société
De regles
Ne peut rien faire d’autre
Que de l’imager
Sur mon lit,
Découverte.

all inclusive

S’échouent sur nos rives
Plastiques et déchets de nos vies
D’humains urbains
Mais les vagues n’oublient jamais
L’incertain et le chamboulement du confort et des murs
Risibles qu’on
A construit.

S’échoue sur nos berges
La gerbe inconnue
Qui nous revient du passé
Nous rappelant au combien compte
Le battement d’ailes
Et les pavillons d’où nous gérons la misère
Que sous les damnés de la terre et
Les câbles nous tentons
De cacher.

S’échoue sur nos plages
A la place de nos carcasses de baleines gonflés à la mal bouffe
Et huilés de monoi
Le convoi de ce monde
Et les bouteilles gardent ce message
De l’histoire
Qui se répète comme égratignure sur nos
Vies
Nihilistes.

Les falaises
Le précipice nous attirent
Les barrières
Le ciment nous tirent
Mais rien ne protège
La distance fend nos crânes
Et nos sens
Nous mentent
Devant ce spectacle éclatant de couleurs
Nous sommes devenus insensibles
A l’invisible douleur.

Et dans les nuages pollués
Nous comptenplons les mirages
Du progrès.