D’une, des sables

Elle est des après-midi pluvieux
Des nuages gris et du vent sur la mer déchaînée
L’odeur du thé bergamote effleurant les poèmes ancrés sur sa peau salée
De sa chaleur glissant sur les dunes
Elle est des après-midi où l’on tourne les pages du temps comme celle d’un bon bouquin
En humectant le bout des phallanges
Pour être sûr de toucher l’héroïne.

Elle est des matins
Beaucoup trop tôt et de l’odeur du café
Parfum, répandu sur des draps plissés
De rêves doux et chauds dont on se sort difficilement.
Avec sa lingerie noire formant les zones d’ombre
Où la pensée et le désir sombrent ensembles dans l’abysse du suggéré.

a red place within

I’ve always imagined my heart red
And heartbreaks
As scars, or little empty boxes pushing the kindness out of it.

I imagine my heart blank now
Each heartbreak as layers of red
Up until it reaches the complexion that I want, sadly
The heartbreaks will follow.

You can picture yours
And pick a colour too:
Maybe it’s black
Maybe it started with 50 shades of grey, coke and Jack.

You can picture yours
And pick a colour too:
Maybe it’s blue
Maybe it started with tears from the sky, and two ice cubes.

Alas,
Maybe the heart has no colour
Maybe our eyes act like sonar
Maybe the water has brimmed over
Maybe the bath is red forever.

Extrait 8: petits poèmes pour grands amants

Her mind was the storm
Outside,
that we would watch through the kitchen window
Her smell, steamed bergamot
would lick the walls as
the room sprouted the colour of Autumn.

As she moved, her
Rib cage created the waves
That never crashed
Curving her hips
Cambering her back and those thighs,
Where my kisses surfed on the froth
Until they
reached the arching tip of her toes.

The room coloured as Winter
When she inhaled
The last warmth
Before releasing the paradise spasm.

DANS LES MARGES (4)

Osciller entre le zéro et le un: virgule
C’est peut-être cette larme
Entre les lignes
Qui me délivrera des tentacules
spectaculaires.

Indigne ponctuation dans un monde binaire,
Chaque lettre, rupture
douce
coupure
sur les poignets.

Quand je suis mis à l’envers
pour regarder le monde
avoir l’abyme des éthers
à mes pieds.

Dans les marges (3)

Et si nous écrivions au large
Virgule en ancre, apostrophe au vent,
Nos rêves en pontuactions
Les parenthèses de nos horizons.

Dans les marges (2)

Entre gratte-nuages et étoiles
Du ciel
et celles, gravées sur le sol
Nos pas trouvèrent traces
Des frictions passées,
Étincelles de nos futurs inachevés.

Dans les marges (1)

Qu’on se lasse du temps
Il nous enchaîne
Dans ses branches nous sommes
Des racines humaines.

Dû All.

J’ai donné une larme
Et peut-être ma bile
Dans le caniveau
À pleurer notre sort!

J’ai donné mon corps
Et peut-être mon âme
Dans les éthers
À ce qu’on appelle la prose!

Mes doigts léchant la brique
Humide de la ville
Mes pieds nus
Frottant le gravier, j’ai
Vu
Le rythme de vagues et des ondes
Dans lesquelles nous nous perdimes
Les tentations chaudes
Du capitalisme
Et nos envies intimes.

Des richesses en 26 lettres
Des malheurs trompés par la vitesse.

J’aurais voulu
Mais je n’ai pu.

J’aurais volé
Mais mon épée
M’a coupé ces ailes que je me suis imprimées.

& l’agneau.

Les vagues se lancent
Sans relâche
Sur les rives froides;

Des falaises d’Albion
jusqu’aux cayes
Du Moule
L’hiver dont on s’inquiète
est si loin
rouge et sombre comme le plus mauvais rêve humain.

La houle et sa
noirceur créé
l’écume, des lendemains
Candides qui viennent y choir
baffant sans cesse nos a priori
et notre immobilisme.

Les vagues se lancent
et sans relâche
Sur les rives chaudes
nous rappellent;

Les embruns se posent sur sa peau
elle est le monde, parfois
L’instant se nostalgise
Pour qu’au futur
Nous ayons recherche
de ce bonheur
Cristallisé.

Mes phalanges sculptent
Les courbes
de mon ballon
avec lequel je me maintiens à la surface.

mon futur dystopique se dessine clair à la surface
avec une chose verte plantée
dans un sable qu’on dit roux.

Mon futur utopique ressemble à la mer sous la lune
sa blancheur resplendissante
et ses abysses sombres et infinis
comme les songes, on dira.

Où c’est le contraire…

Je divague, je m’élance
je suis lâche
je dérive mais
on ne tombe pas vraiment
on continue un mouvement lent
vers l’horizon des événements.

Oh que tombe

Comme le baiser de l’automne
Sur l’hiver qui se pointe
Tes lèvres sur mon âme
Ont le goût de ses couleurs orouges
Et des feuilles qui tombent.

Leurs saveurs sont des bourgeons
Pour l’arbre que seront ses quelques mots
Des envies de vins chauds
Et de ton corps sous la couette.

Des regards froids
Et tes yeux noisettes
Qui détruisent…présent
Passez, les mirages de ton con
Saveur printemps
Et les fûts
Qu’on vide
Aux coccinelles
Qui nous indiquent qu’on
Est bien
Progéniture
De leur bon dieu.

Du pétrole dans les bas résilles
Et dans mon verre
Des vers
Qui glacent
grésil!