Le Pacha (2)

J’ai dit au pacha
Dans LondSome quand on s’égarait
La poésie
En degeuli avant tout
En tampon pour mieux vivre
Et vivre meilleure

Y’a pas tant que ça de l’être
Qui vacille
Entre ivre et livre
Qu’on les brûle au feu de la lune
Car c’est elle qui nous guide
Sa face cachée
Et les autres qui nous regarde de la
On se soumet tous.

J’arbore le plus beau des costumes
Quand je me prends pour eux
Lui
Elle
Ceux

Faut m’voir
Clope au bec
Jordan aux pieds
Balançant cette musique a contre rythme.

La traîtrise au sommet
L’imposteur que je suis, se fera niais.

Moa

T’as déjà toi
Embrassé le bitume a laisser couler ta gerbe
Caressé les briques à en écorcher tes phalanges

T’as déjà toi
Vu l’herbe perforer sa mort dictée par l’progres
Entendu la mer trimballer les vivants et les morts

T’as pas vécu toi.
Et moi non plus.

Autre mythe

Je n’ai qu’un regret
Quand t’as garé ton char
J’étais dans les éthers
D’une mer à l’autre
Le vrai morne m’a tendu ses filets.

Je n’ai qu’un regret
N’avoir su prendre le temps
De te voir grimper ces escaliers
La main sur ton cul
N’avoir su quand
Tu as senti le piège te prendre
Quand je suis venu
Et que les lattes ont craqué.

Je n’ai qu’un regret
En victime sous tes hanches
N’avoir su
Décrypter tes mouvements
Mais la chaleur abominable
Du pays des pousses d’érables
En saisombre d’Était.

On a raté
Drapé sous le fantasme
Du négroïde et de la caucasienne
La possibilité d’être
Une des façades du gris.

Terre de Peau

Elle pouvait danser
J’te le jure, devant toi
Ses pieds lancerai le brasier
Un feu qui te prendrai
Des orteils jusqu’aux couilles.

Un désir si grand que ton cœur même
Bat la trouille
Et puis
Le silence se fait
Le tempo de la chanson bat lentement
Et mon cœur en bas du ventre
Gonflé comme un viseur de tank
Surgit.

Et elle pouvait danser
Brûlant l’air et le sol
De son corps ondulant
La nuit se répand
dans Londsome,
On bafouille quelques consonnes
Oh oui nègre, J’veux que tu me consommes
Et les blanches s’étendent
Comme quand mes noires quémandes
Il n’y a que de la construction ici, pas de wonderland.

Et putain elle pouvait danser
De ses pieds allumer le brasier
De ses fesses rendre rigide la souple tige, meurtri
De ses hanches nous rendre tendre
De son sourire tout nous offrir.

Oh bordel elle pouvait danser.

Un ange, un Lyfe.

Faut voir
Si je serai là demain
Et que tout ira mieux

Faut voir
Si la douleur dans mon poumon
Me verra vieux

Et mon sang se répandra
Grâce au sperme
Dans un futur physique
Ceci n’est pas une lettre d’adieu mais un bonjour
faut voir

J’ai peur de fermer les yeux sur l’éternité
Et que la femme à mes cotés ne me parle
Qu’à un temps
Dont je n’étais plus.

Faut voir
Si l’anodin me permet un autre
Jet de dés.

Pour l’instant je joue
Et toi,
Faut voir si tu acceptes
Les fatalistes règles de mon Je.

ISTWA – la fille du métro et son livre Jubilee

Effrayante quand elle dévore
ce livre
ses pupilles bougent aussi vite que
la mèche qu’elle a enroulée entre son pouce et son
index gauche
et qu’elle mordille
mordille
frénétiquement à chaque passage
devant sa bouche.

« Calme-toi donc
ce n’est qu’un livre voyons »

mais elle dévore encore et encore
de ses yeux marrons
ce livre
et quand elle sort
enfin de ses songes
elles portent
ses cheveux en pagailles
Son regard dans le vide et, ses jambes fébriles.

Lectrice, toujours sois ainsi
Lis mes ratures
qu’elles t’essoufflent
te tiennent en haleine
et que ta mort se fasse lente
en se susurrant, en te tordant
victime d’un gémissement
long
et sourd.

Foireux Tales

princes and princesses

seize the day

they say

 

with a cocky state of mind

princesses

never progress

looking for princes

with comfort

love warmth and security

 

princes looking for bitches

they can bone

once or multiple time

 

bitches

are bitches

were to be princesses

crushed by bitches 

were to be princes

 

pinch me

pinch me

this reality stings like hell

and the dreams are sour like the old taste of your lips on my flesh

05122012

C’est d’un coup de folie matinale
Coincé encore,
Une fois sous terre
Que mon cerveau soulève
Cette évidence.
La ville est la lente mort de
L’individu.

#AGNPMNT

On tire bien sur les oiseaux

Ils se sont assis main
Dans la main destins vécus
Ensemble
Paisible moment chacun lisant son journal
Des nouvelles comme celles-ci
Dans leur vie à deux sont si
Répétitives que rien ne semble les gêner

UNE FILLE DE QUATRE ANS DISPARAÎT

UN ATTENTAT CONTRE LES ÉTATS-UNIS

LA MENACE DE L’ISLAM

LES IMPÔTS AUGMENTENT: EN ATTENTE DU GOUVERNEMENT

Il y a un âge ou tout finit par être vu
Revu
Connu digéré et vécu
Le monde tourne de la même façon quelques degrés de différence
Et c’est tout.

Ils se sont assis main
Dans la main destins vécus
Ensemble
Paisible complices les yeux
Des deux balayent le magazine de chacun
Cette situation est douce
Parfaite sans bruit.

Sans son le métro perturbateur
Déclencheur de notre pire face
Ne peut nuire à leur plénitude
Main dans la main et des
Maintenant et depuis toujours leurs journaux hurlent:

LA CRISE: BUDGET ET DÉVELOPPEMENT

L’OBÉSITÉ PROBLÈME OCCIDENTAL

PRISE DE POUVOIR: LA NOUVELLE FEMME (INSÉRER UNE ANNÉE)

UN JEUNE ARTISTE: MORT

Les titres sont cycliques
Le mouvement du train est linéaire
Leurs mains soudées sont à l’arrêt
Le temps est un mensonge.

Peu importe le titre donné.