Tu.Elle.Vous.

Dans le bus, tu la vois. Elle ne te regarde même pas. Elle a les yeux posés sur son écran, et ses écouteurs branchés. Tu essayes de pousser les voyageurs pour te rapprocher d’elle. Ils te dévisagent. Ces connards! Tu penses tout bas. Elle descend. Tu t’affoles. Elle est calme. Elle ne t’a pas vu. Tu la suis du regard. Et tu sues. Elle pousse le bouton. La porte s’ouvre. Elle passe la jambe gauche, puis la droite. Elle s’envole. Tu perds pied. Avec peine, tu balances un « hey » avec le peu de souffle restant dans tes poumons, noyés de doute, de honte et de pudeur devant tous ces étrangers. Elle se retourne. Le reste disparait. Elle te regarde. Et tu te tais. Création du Vous. Mélodie du silence. Vacarme du coeur.

Dans sa chambre, tu en lèches un. Puis l’autre. T’as la langue engourdie. Et tu continues. Comme un fou. Tu lapes. Tu essayes de rattraper le passé qu’elle a écrit sur sa peau. Avec les signes laissées par ses parents. Tu espères que ça vienne sa mère. Parce que tant qu’à remonter à son origine, il faudrait finir par son commencement. Sa main te rappelle à la réalité. Et son parchemin. Carte qu’on a tous où l’histoire se lit. En ride, en vergeture, en encre. En ancre dans son antre, en craquelage et fossettes. Elle redevient la seule ligne à suivre. Tu as oublié sa maman, tu te dis que ça durera jusqu’à la fin de l’érection, quelques secondes après ton éjaculation, donc. Tu poses tes phalanges sur ses vergetures et elle se cache le visage avec ses doigts. Elle pleure. Vous n’est plus un infini. C’est fini. Tu quittes son appart du 11ème. Elle ferme la porte au son de tes pas et de vos larmes. Putain, il fait beau. Mais toi t’es tout moche. Tu trouves tout laid. Tu cherches les lumières. Tu as trouvé ton sombre. T’es en couple.

Zéro some

L’albion a laissé
Trace blanche dans mon cœur
Sur les culottes
Cette danse n’est que dur labeur
Acides sont mes menottes
Et mes poignets saignent
Le choix
Une cage de la liberté.

Des étoiles suivies
En goutte
Elles laissent cette amertume
Que je m’efforce
Dans la bière à retrouver
Le liquide me façonnera
Etretat
Agneau juteux
Bison heureux.

Comme des pleurs
Salés
J’y ai laissé
Mon histoire
Le présent n’est qu’un passé
Qui demande à se conter
J’en ai ma dose
En outre
Nul autre n’est coupable
Que des voleurs.

Jack unis
Les faibles
Attentifs au prochain
Saut de marelle
Les puissants
Donnant
Les dés
Les règles
Désuettes
Moi marionette
Moi marron
Toi à tue tête
Vends du rêve
Que j’avale
De quenelle
S’engorge mon mal
Sentiment par millimètre.

Mon frère m’a dit un jour qu’elles ne
Brillent qu’dans la noirceur
Depuis ce jour
Je comble de sombre
Mon être
Et les couleurs flétries
De ma douleur.

Que tu me remarques
Au pire
Ou mieux meilleur
Que tes heures
Décomptées aient un
But
Plus important que ce pauvre
Tribut
Nous
putes soumises
Coeurs ouverts
Cerveaux couverts de supposition
Suppot du certain.

Cette vie me fait mal
Mes maux ne seront
Vaincs.

un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept. tombe.

J’suis posé
Au milieu d’un parc
LondSomien
Boozy comme une carapace verte
sur le dos d’une princesse
agnouillée
bouche ouverte.

J’ai l’œil rouge
Et traine
L’effluve d’alcool avec
Mes pas
nonchalants
j’enchante
les odeurs du vent
couleur Rimbaud
Kaleidoscope du temps.

Les lampadaires
Hurlent.
C’est bon
T’inquiète
Tout
Ira bien.

Ma langue a quémandé
Des accents divers c’soir
Les gouttes sur mon front
Font face
À la paume de ma main
Qui les efface
fap fap
de gauche à droite.

Les lampadaires
Hurlent.
C’est bon
T’inquiète
Tout
se déversera bien.

Sous le soleil
Hypocrite
D’une nuit claire
J’regarde
LondSome
lassitude, d’la city
au loin
Le phallus rond
Celui pointu
Aussi
Derrière moi
se tend.

Mais j’avance
Le point stagnant de ma vie
Serait-il futur?
L’odeur d’herbe
Fraîchement coupée
Serait-elle son?
Glas
qu’on sonnerait
Une fois
Mon moi
Cage
Ronflant les marguerites,
L’air est plat
Narrait l’adage.

Les lampadaires
Hurlent.
Le spectacle est bon
T’inquiète
Tout
Ira bien.

Je tomberai
Dans le canal régnant
Qu’on me laisse
Prince
Liquéfiant
Mes douilles
Liquides
En stupéfiant.

Poire chocolat (extrait)

tes cheveux ces filets qui entourent voluptueusement mon âme
et ces lèvres qui réparent
les heurts trop présents que me font subir ma cage,

je suis la devant toi, nu comme toujours
tes yeux noisettes me décortiquent, je veux qu’ils m’apaisent
je veux sentir tes mains dans les miennes, je veux qu’on saute à deux.
une fois pour toute dans l’incertain de la vie, car je serai toujours à toi.