Dark Matter – Les trois I

Et lorsque mes yeux
sont aussi bas que la terre
et que le ciel n’est plus qu’un souvenir

Je prends ma plume la tête
Hors de l’eau
Et j’ancre
Mon être dans les vers

Et quand mes yeux sont
Aussi bas que la terre
Mon esprit s’évade
Dans les éthers ou nombreux Confrères ont

Perdus
à la dérive
Échoués
Sombré

dans le néant collectif
comme des vulgaires
Bouteilles
veuves sans vie.

Celles-ci
Pour ne pas qu’elles finissent
Dans l’emmerdement
Général
Sont posées sur le sol froid
En cadavretrophées
De victoire contre l’apesanteur.

Les mortes vibrent aux sons de mes pas
Dans les nuages
Je n’ai jamais été aussi lourd
Et mon corps
Enveloppe virtuelle
De mon moi
S’échappe
S’éclate en molécules
Noires.

Dark Matter.