Né Disciple

et ma maîtresse me répète
comment il faut que j’apprenne ma vie
en leçon
que la géométrie,
l’algèbre feront de moi
un bon garçon.

ma maîtresse me dicte,
veut,
faire en sorte que j’abdique
me faire mordre à son hameçon
en forme de coeur
boisé.

ma maîtresse m’apprend
comment boire un café
Sur une terrasse
moi l’homme des kaz
Fumer des clopes,
Pas de pétasses ni de Gainsbarge,
Celles de rouge
couleur
De ce qui nous anime
Tous.

Ma maîtresse me rappelle
Les bancs d’école
Et les contorsions
Pour apercevoir
Le paradis,
Le nez plein de colle blanche,
Sous les jupes des filles.

J’en ai retenu
Les triangles
Et les courbes
Les reliefs
Et le besoin perpétuel
d’explorer
De remettre tout en missionnaire
Les histoires
Les points de vue
L’importance de la transmission
Et du plaisir
D’autrui.

On boit d’la bière
Et qu’est-ce qu’on pisse
Dans l’urinoir
Je matte une mouche au plafond
Quelle conne
Ma mire
Elle devrait être au fond.

J’aime ces
Moments
Où le passé
S’entremêle avec ce putain de present
Faux cadeau et pour toi
C’est vrai
Je ne dirai
Plus:

Paris je t’haine
Mais Pouris
Dans mon cœur
L’espace que tu occupes
Serait fertile
Tant il y a eu de pleurs.

V´la les chats

Alexandra
J’peux rien écrire sur elle
Avec son premier prénom
Un poète du 18eme
En a fait une si belle chanson

Alexandra veut un enfant
Un de
Benetton
Cheveux bouclés

Migraine
Mi nègre
Mi maçon

Pouris
Et ses femmes
Que des folles.

Mon sexe libre
Fraternel
Égalitaire
Dans la bouche des Mariannes

L’écriture est dure
Et l’alcool
Vibre dans l’intestin.

J’accuse (Says, Seize, Saez)

Entre alcools, peurs promues et espoirs
Spectateurisation commune.

Le mal-être, s’étale,
Richesse.
Bonheur.
Mensonge absolu.

Et dans la ville du romentisme,
se tapissent de promesses d’Aristophane les murs
Crasseux
De l’Ennui
s’ornent les pauvres disciples de cette danse sans rythme.

Oh oui, des odeurs de pisse et de pus
En fécondation sur la peau de certains passants,
Pantins mêlés aux rats des champs.

Qui animaux, qui Huriens dansent et courent en vain.

Des filles de, des fils de
Projetés en méritocrates.

Feint. Faux.
Éternel.
Ronde.
Et nous serons fous.

Paradis

Deux yeux ronds,
description seconde de la voleuse de bonbons
Détaillée sans jugement, celle aux yeux tout rond.

Je la déteste quand elle me ressemble,
Jeu de pions, jeu d’enfants, le Je des cons.

Elle ne laisse couler son âme en dehors de sa prison que dans le poison,
Son corps d’enfant se transforme, danse.

Sensuelle,
mademoiselle baissa les yeux qu’elle avait rond.

Sculpta l’air de son bassin, orné de dentelle noire
Et dans la fumée du désir, l’instant figea les sucreries
De l’amertume elle y gouta.

En dégueula tout son verbiage, et sa raison.

Pourisians

Comme j’ai juré ne jamais ressembler à ces pantins
Qu’aurai je donc bien pu faire pour un triste gagne pain
Vendre mon cul, vendre mon membre pour ces demoiselles forçant sur le fusain
Toile en quête de maitre, de jeunesse et de nouvelle saveur se faisant croire conquête.

Comme j’ai  juré ne jamais vendre mon âme à Dieuble
Qu’aurais-je donc bien pu faire devant cette fille seule
Tourner le dos à ses beaux yeux marron
Même pour sa contorsion de chat, je me ferais tout rond
Comme j’ai juré d’être parfait. Un gentil garçon. Un bon con.

Qu’aurais-je donc bien pu faire de mes manières de sauvageon
Et pour ses doux baisers, de ses lèvres nuage de dieu j’aurais la rançon
Et pour les doux battements de ces cils, je me ferai joyeuse chanson
Comme j’ai juré ne jamais aimer d’un amour amer
Dans cette ville, je m’y perds pour ses joues creuses.

J’ai perdu mes sourires et mes vers.

Dis’

Voile chaleureux que pose ma voix sur ton coeur,
L’étouffera d’une glaciale douceur.

Nul, ne sera juge, nul ne sera bourreau.

Tes yeux porteurs d’un dramour,
Enrobés des miasmes romantiques.

Nèf

4eme ligne de cocaïne…

Livides suceurs d’alcools et autres poisons de la vie,
Zombies nocturnes, pantins diurnes
Une tombe se creusent; des cendres mises
Sous leur pas,
Accompagnent,
Le temps et le vent, ennemis de leur danse.

13eme ligne de cocaïne…

Ici, l’esthète du laid se complaît,
Tellement le paraître de l’irréel l’effraie.
Des mots sans sens, des mots sans vie
Pour cette ligne, où se pavanent clodos.

Zombies du nord,
cracko du sud se croisent,
mélangeant leur sueur électrique.
Se détester entre même espèce,
nous diviser pour mieux nous saigner.

La rampe des champs Elysées mène au Styx.
Bleu, couleur de la première douleur de notre drapeau.

Yuit

L’Envie se ressent frustrée dans le regard des passants.
Toi. Lui. Regardez-vous et violentez l’amour,
Peut-être doucement, peut-être en chuchotement,
Ne vous perdez pas dans les travers de la vie.

Vivez!

Toi. Elle. Embrassez vous sur la place publique.
Là, où seul le fromager diabolise le détail.
Les seuls cons détestant ce spectacle sont les envieux.

Vivez!
Baisez!

7 (le matin, un verre de céréale)

Paris est aux peuples, non à l’élite!
Que l’Elysée brûle, nous ne sommes promis qu’à Hadès.

Paris est aux artistes,
Aux crasseux, aux pouilleux; Paris est à la banlieue.

Paris n’est pas; ni à Dieu, ni à l’empereur
Paris aux poètes et aux putes.

Paris la grande,
Rêves envoyés six pieds sous terre, par la culbute.

Paris j’te saigne, Paris la vilaine.
Paris je t’haine.