divers

On se caille
Dans ce monde
Nous sommes automates
D’un hiver qui n’a de printemps.

Ah tu sèmes des graines
Et attends
Comme un con
La fleuraison?

130111

Nous ne sommes que faux,

Véritables acteurs talentueux,

De nos pleurs se nourrit l’âme heureuse et de nos sourires,

Les douleurs d’autrui.

020411

Etre blasé est à la mode,
Les j’ai vu, j’ai su, et je connais, déjà fleurissent,
Les tombes de nos émerveillements.

090111

J’utilise mes mots
Jusqu’au jour où je n’aurai plus rien à dire,
Comme les battements de mon cœur,
Ils sont décomptés et non comptés.

130411

Je suis les étoiles pour oublier un soleil,
Et désespérément en trouver un autre.

170211

N’existe qu’en souffrance perpétuelle,
Maux d’une victime qui malgré elle
Reste,
Son propre bourreau.

Abattant ses ailes déployées, Albatros;
Pantin d’une danse statique,
Déchu. Grenade à la main tel un prince des rues.

280111

Quand tu bailles, cache

tes yeux, pas ta bouche.

Ce sont les portes de ton âme.

290111

Je ne peux lutter contre
le vent que je sème.
Des paroles crues, pour te dire je t’aime.

290511

Prends ton temps,
Je retiens mon souffle, pour toi
Ce n’est qu’un mois,
Pieds joints.

Le vide,
Le poids des lettres, des mots, d’une feuille rouge.

Je tombe,

Drap blanc.

311210

Habillé, lettré,
L’être sait ce que la pensée cache.

Derrière les facéties qu’il sème,
Le paraître et l’idiotie
Communiquent en lâches.