Échalotes du paradis

Ce printemps fit fleurir parmi les roses

Acérées, vénéneuses couleurs écarlates

Des proses, au goût de fraises de paradis

Saupoudré de sang séché.

Sous le signe de la vierge et de la balance: justice des orgueilleux fut rendue

Des mois furent comptés, des hésitations furent sanctionnées. Des baisers bisoutés.

Ce printemps est sec comme l’hiver,

Noyé dans leur oubli et je me débats, peut être ne devrais-je aimé que moi.

Ne jamais livrer mes émois.

Dans l’histoire pure, je n’ai existé, je n’ai compté car point nommé

Dans l’histoire juste, j’ai été jugé, décrypté, vomi psychanalysé

Dans les prés, c’est finalement où je devrais me refugier.

Bâton à la main, barbe et chevelure des 400ans pour marquer ma liberté

Sans coeur, sans famille, sans femmes.

Pour enfin être né et mort seul, en même temps.

39 maux de plus (à 59°)

Appel, espoir, déception, fatalité
59°, 7°, contraste; sucré, citronné.

Dormir, nourrir, rêve, éveillé
Absence, Etoile, Cendre, inhibé.

Temps, camarade, confiance, déchirée
Pénitence, latence; être, affirmer.

Doute, défaite, verre, 50, ingurgité
Fuite, réel; sommeil, apeuré.

Elle, unique.
Simplicité, écartée.
Souffrance.

Encore une nuit triste

Les habituelles disputes nous séparent, nous tranchent, nous gèlent,
Et nos cœurs de glace, de l’amour en font des souffrances éphémères.

Éternel échange de fardeau, je me débarrasse de ce cancer.
Comme un jeu de gamin, cap ou pas cap?

Mon cœur de plus en plus martelé par tes craintes,
Meurtrit le tien, victimes tous deux d’abus se cassent, trop de plaintes.

Regarde, ci-git ma pompe de vie.
La tienne est là aussi, c’est fou.
Nos peurs sont nos chefs d’œuvre.

Le silence tisse sans grande manœuvre
La déception, car l’amour ce soir est veuf.
D’ores et déjà, on se concerte,
Funérailles.

Rose noire pour un amour sang rouge.
Fin du conte de faits.
Tragique.

Pourtant, le cœur de l’être humain est un phœnix.
Renaissant de ses cendres, il sème,
Les maux qui l’ont conduit à sa perte.

Et, renaît, en n’ayant rien oublié,
C’est cela qui est le plus malheureux.

Félines (Gourmandise et Soleil)

Marchant en paire, sur les rives de mon cœur.
L’une n’est que rancœur ; L’autre douceur.
L’une, est abricot, l’autre est pomme.
L’une, mélange explosif, l’autre corrosif.
L’une, me connaît, l’autre me récite.

Pas de meilleur titre que: {Rachel (McAdams)}

Et dans la voie lactée
Je me suis égaré
Tes yeux au loin
Lumières, me guidant dans la pénombre
Matière noire
Me laissait l’amer goût
Que tu ne fus plus.

Je repensais à tes lèvres et ta peau laiteuse
À la beauté de mon art
Que je rends hideuse
On se cherchait
Tu m’as trouvé
J’ai brûlé l’aile de mes lettres
Pour devenir
Humain.

Tu es déesse!
Au Tartare
J’erre désormais
Les chants de tes reins
En refrain
J’m’obsède.

Un jour je serai roi
Un jour je, serai près de toi
Un jour tes flammes éteintes,

Pour lesquelles, ma foi
Restera
Éternellement
Gourmande.