Saisombre danse sèche

Comme un souffle incertain
Le feu battant le vent
Amène la chaleur dont on ne sait si c’est la dernière
Caresse d’humanité.

Les gens dansent autour du feu
Le regardent, l’observent
Comme si ils voudraient s’y jeter.

Dans la nuit sombre sans
Les lumières artificielles du confort de
Nos villes
Nous retrouvons-nous enfin?

Je n’ai que
Je n’ai quoi
Dire
Je m’en éloigne.

Je regarde le passé et les cordes
De l’univers se détendent
Ses cheveux bruns toujours les mêmes
Mais nous sommes
Dans la braise et ces rejetons
Volant
Nous sommes bien là.

Dans celui-ci
Tignasse plus courte
Nous n’étions
Et le présent m’objecte
Que jamais nous ne fûmes.

Et ce feu brûle
Devant nous
La ronde est incomplète
Nous nous vautrons dans la contemplation
Peut-être que tout n’est que répétition
Peut-être bien
Que tant qu’à faire
Nous devrions finir?

Et ce feu brûle toujours
Je sens la pluie dans l’air
Et l’herbe sort son parapluie
Qui gratte tant
Ma peau d’humain
Quand je m’y plonge.

J’ai vu l’orage
Mais j’ai oublié quelle onde me mène
Sur quelle fréquence je danse
Les ombres sont là
Leurs lueurs aussi.

Rien n’existe
Car tout est,
J’ai allumé une rouge
Et j’ai pensé aux miens.

Un ange, un Lyfe.

Faut voir
Si je serai là demain
Et que tout ira mieux

Faut voir
Si la douleur dans mon poumon
Me verra vieux

Et mon sang se répandra
Grâce au sperme
Dans un futur physique
Ceci n’est pas une lettre d’adieu mais un bonjour
faut voir

J’ai peur de fermer les yeux sur l’éternité
Et que la femme à mes cotés ne me parle
Qu’à un temps
Dont je n’étais plus.

Faut voir
Si l’anodin me permet un autre
Jet de dés.

Pour l’instant je joue
Et toi,
Faut voir si tu acceptes
Les fatalistes règles de mon Je.