Not too Munch

le temps d’un battement de cil
et c’est la vie qui vacille et part en vrille
le temps d’un battement de cil
et mon enfance que j’ai réduite à la perte de mon innocence.

Le temps d’un battement de cil
c’est ce moment, qui n’est même plus, après l’avoir longuement digéré pour en faire une écriture.
Une écriture vraie, contaminée par les mensonges des saisombres passées.

Le temps d’un battement de cil
voici ma vie qui devient sa propre actrice, son propre crachoir
joue son role, et chante, crie, divague sur les plus beaux trottoirs
illuminée par mes yeux
sans jamais laisser de trace
elle se promène en discutant
souriant au plus offrant.

Le temps bat l’art
Le temps bat le corps
Le temps batard
Le temps, babioles.

Zéro some

L’albion a laissé
Trace blanche dans mon cœur
Sur les culottes
Cette danse n’est que dur labeur
Acides sont mes menottes
Et mes poignets saignent
Le choix
Une cage de la liberté.

Des étoiles suivies
En goutte
Elles laissent cette amertume
Que je m’efforce
Dans la bière à retrouver
Le liquide me façonnera
Etretat
Agneau juteux
Bison heureux.

Comme des pleurs
Salés
J’y ai laissé
Mon histoire
Le présent n’est qu’un passé
Qui demande à se conter
J’en ai ma dose
En outre
Nul autre n’est coupable
Que des voleurs.

Jack unis
Les faibles
Attentifs au prochain
Saut de marelle
Les puissants
Donnant
Les dés
Les règles
Désuettes
Moi marionette
Moi marron
Toi à tue tête
Vends du rêve
Que j’avale
De quenelle
S’engorge mon mal
Sentiment par millimètre.

Mon frère m’a dit un jour qu’elles ne
Brillent qu’dans la noirceur
Depuis ce jour
Je comble de sombre
Mon être
Et les couleurs flétries
De ma douleur.

Que tu me remarques
Au pire
Ou mieux meilleur
Que tes heures
Décomptées aient un
But
Plus important que ce pauvre
Tribut
Nous
putes soumises
Coeurs ouverts
Cerveaux couverts de supposition
Suppot du certain.

Cette vie me fait mal
Mes maux ne seront
Vaincs.

un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept. tombe.

J’suis posé
Au milieu d’un parc
LondSomien
Boozy comme une carapace verte
sur le dos d’une princesse
agnouillée
bouche ouverte.

J’ai l’œil rouge
Et traine
L’effluve d’alcool avec
Mes pas
nonchalants
j’enchante
les odeurs du vent
couleur Rimbaud
Kaleidoscope du temps.

Les lampadaires
Hurlent.
C’est bon
T’inquiète
Tout
Ira bien.

Ma langue a quémandé
Des accents divers c’soir
Les gouttes sur mon front
Font face
À la paume de ma main
Qui les efface
fap fap
de gauche à droite.

Les lampadaires
Hurlent.
C’est bon
T’inquiète
Tout
se déversera bien.

Sous le soleil
Hypocrite
D’une nuit claire
J’regarde
LondSome
lassitude, d’la city
au loin
Le phallus rond
Celui pointu
Aussi
Derrière moi
se tend.

Mais j’avance
Le point stagnant de ma vie
Serait-il futur?
L’odeur d’herbe
Fraîchement coupée
Serait-elle son?
Glas
qu’on sonnerait
Une fois
Mon moi
Cage
Ronflant les marguerites,
L’air est plat
Narrait l’adage.

Les lampadaires
Hurlent.
Le spectacle est bon
T’inquiète
Tout
Ira bien.

Je tomberai
Dans le canal régnant
Qu’on me laisse
Prince
Liquéfiant
Mes douilles
Liquides
En stupéfiant.

Rentrée d’Éclats

C’est la qu’le joug se lève
L’élève s’éveille
Prenant conscience de
Qui veut la lui mettre.

Scindant l’espace
Grande équerre,
L’air rapporte les nouvelles danses
D’un doux
Septombre
Qui de ses règles
Parsème d’Orouge
Les voies
Où l’herbe n’est plus tondue.

C’est la Saisombre
Qui veut ça.

Les cartables
Sont lourds sous
La pression
Du décor parental
qu’on décode d’affreude terminaison.

Les saveurs de l’Était
Semblent si loin,
Allez colle-toi ici!
Sur les tables de soumission.

Mean

et ma langue sur ta peau
recherche le goût de sa couleur
passant lentement sur ta nuque
mes doigts fouillant tes boucles dorées.

un.deux.trois.

Et dans tes draps
Tu t’agrippes
Sans relâche
Et moi
Je dessine
Des vagues sur ton bas ventre.

un.deux.trois.

Enfin tes lèvres
Chaudes
Entre ma bouche
Où je susurre mille sons
Un instant tu seras mienne
Et je serai
Tout à toi.

un.deux.trois.

Lapant
Toi ma maîtresse
De haut en bas
Tes mains dirigeant ma tête
Où ton abandon a trouvé voie.

toi.demain.

La boîte à Chachou

Étreinte
Qu’on trinque
Mes vers et dans le cidre
La pomme d’une passion
Éteinte.

Étreinte!

Près d’dix ans
Sur un banc
Qu’le temps passe
Vite
Et casse
Les liens
Les amitiés
Les passions qui se chassent
Il coupe tout
Ce qui dépasse.

Étreinte!
Encore une fois
Je trinque
Et le son du silence
M’effraie plus que tout
Dans cette danse.
Et la gène
Me rend ogre
Et tes yeux qui
n’ont sans doute pas
Faiblis
Me lisent
Et n’attendent
Rien de plus que le point
Final.

Étreinte
Une dernière fois.

Pour tes 30 ans
Plus sobrement
Du bonheur
Qu’il soit tien
Et à personne d’autre.

En sus Ojos

Ce n’est qu’avec des souvenirs
qu’on écrit les plus beaux mensonges,
les plus belles fictions, et les yeux toujours grands.
On en reprendrait, jusqu’à l’étouffement
Jusqu’au dégout, le passé en travers la gorge est si bon,
Aigre doux.

Je me suis demandé quelle histoire ton corps racontait
celui qui plein de souvenirs mauvais ou bons
tente
de nous vendre
à nous
à l’aube aux bourrés
enquête d’étoiles intouchables
certains ont choisi leurs poussières au nez et
leurs cendres divines qu’elles laissent
je les hume à plein poumon. Le
goudron
m’entache de rêves grisonnants.
L’alcool aidant je colle l’asphalte
je balance des palabres et je joue.

Un acte et un sillon
celui de l’observation
celles dont l’histoire dans ses yeux m’intriguent
paires de moon boots au pied
peut-être a-t-elle la tête autre part

Sur terre et pour qui ?
Qui la lui vide ?
Qui la lui remplit ?

Je me suis demandé quelle histoire ton corps racontait
celui qui plein de souvenirs mauvais ou bons
tente
de nous vendre
à tous
des ferveurs

un acte et deux sons, son
corps et elle, qui lentement bouge sur de la musique
de chez moi, sans vibration
elle fait l’asphalte retenir son souffle
et ses pas d’astronautes, légers
comme un être privé d’apesanteur.

Je regarde du coin de l’œil, sa danse
Les spectateurs se figent et ne dérangent,
Plus. Les voitures passent le rond point,
Allumant la scène des plus belles lumières

Un acte et trois secs, ses
yeux et elle
l’histoire de ses yeux et des tristesses égarées
il n’y a que les yeux qui sont la porte de l’âme
Dans mes souvenirs alcoolisés

S P yAnt

J’en veux aussi
D’un “pet”
Comme on les nomme
Là où je vis.

Ferme sa gueule
Ou m’ignore
Pas comme ces pét
asses
Et put
ains
Qu’on s’ramasse dans notre
Espèce.

Quelques piécettes
C’est ça qui faut
C’est la carotte
Plus haute
Plus longue
Qui vivotte
Qu’on aime nos vies
De chiotte.

Qu’l’objet dotté d’conscience
Plus jamais
S’la ramène
Et voilà
Prends le tourniquet d’la vie
Qu’on tapisse
L’immonde.

Ta gueule!
Putain, ta gueule!

Bwèy kon ronm san sik

Kilti si mi
Jénès si ban
Soley brilé espwa è´è po
Santiman
Si kan
Fanm ka vin nonm
Pas sé mèt a vi
Nonm pé pa sanm
Pon yon
Fo yo twouvé on nouvo nanm.

Nou pli lwen ki yo
Koulè
Manjé kochon
Nouriti ki ni mélanj
Pran vi la kon boostè
Kanté si la rokad
Men an lè
É manfou a dèmen.

Nou poko fô
Ayen pa tan nou
Nou poko
Mèt a vi an nou
Diables èvè soukounyan
An lespri
Ka rann moun
Bôbô
Tèbè gè
Dé jounou a tè
Ka prié
Bondié pwofitasion.

Tanté
Gadé nou an zié
Avan nou foukan
Papiyon brilé adan on boukan.

hannessey city

Dans un taxi jaune
La sombre ville insomniaque
Revêtue de nos égos électriques
tapis les fenêtres
De son éclat.

Vitres
Baissées
Vent dans le wagon
Ça sent les égouts et
La cannelle trop sucrée.

La fille blanche
Le garçon noir
Et la tige sortie
Du pantalon

Elle s’amuse
Du regard du cab driver
Elle guette
Sur sa peau s’imprime
La froide braguette.

Elle s’anime
En cercle
En spiral.

Les yeux sur le plafond
Je contemple ravi
Le moment et
Sa langue glisse sur le bout rose
Et ses lèvres
Maronnent
Elles fuient l’air
Et se serrent
Lentement
Lentement
Engloutissant.

Et les Klaxons réagissent
Au liquide onctueux
Blanc
Ma semence entre les dents
Sur ses cheveux châtains
Un peu
Sur sa robe
Et son sac
Luit.

Vite on
Passe un billet de 20 bucks
La course valait
10 guap
Ses sièges ont morflé
D’la bave de DieuE
C’est la vie nègre
Qui s’étend
Dans la pomme
Au mille vers
Fap fap.