Extrait 5: petits poèmes pour grands amants

Et peau, couleur soleil
Et mes lèvres doucement la baisent
Je mets mes doigts dans ta bouche
Pour que ta langue dicte mon poème.

Tes cuisses m’entourent
Et je perds mon souffle
Dans ta fleur
Tes seins dominent, mes songes
Et le temps avec toi est un mensonge.

Tes reins, remuants
Sur moi
De bas en haut, ma tige tu espères
te délivrera.

Je ne sais le lieu
Je ne sais le but
Ton antre ouverte
Je comblerai du jus.

Et lentement. Tendrement.

Tu seras mienne,
Tes yeux verront la clé
Du paradis
Dans les draps
Cambrée, donnée à moi
Tu t’abandonnes.

Mon Rocher

Y’a cette gamine
Qui démange
Avec son sourire
Et sa curiosité
rend febrile
Ma routine
D’homme lassé.

Elle me raconte Kinshasa
Sans rien donner
De plus.

Me dit qu’elle aime
ma prose
qu’elle la transperce
la rend toute chose.

Et son sourire
Est moins doux que ses lèvres
Et son regard
Est moins perforant
Que ses yeux
Qui pétillent.

Et moi
Le moi de société
De regles
Ne peut rien faire d’autre
Que de l’imager
Sur mon lit,
Découverte.

Ensensté

Délicates attentions, de mes yeux
léchant sa peau mate
Laisse l’aveugle blasé
insensible devant les couleurs et
les courbes de ce spectacle.

J’aimerais refaire, ce qui est juste pour elle
Fleur délicieuse
De mon esprit qui, de désir bourgeonne.

Temps, manques-tu à l’appel ?

Etre chair

Perdu dans des lignes vallonnées,
Je me dirige vers la flèche qui sur ton corps,
marque le début de tout.

Oui! De l’origine du monde,
aux langues les plus étranges
Des saveurs exquises à celles les plus nauséabondes.

Oui! Des champs en jachères à ceux bien entretenus,
Il y faut donner la vie, avoir envie.

Plusieurs lèvres se côtoient pourtant
ne parlent la même langue,
Un dialogue incessant entre classes
inférieures et classes nobles.

Oui! De l’origine du monde,
aux langues les plus étranges.
Des saveurs exquises à celles les plus nauséabondes.

Oui! Des champs en jachères à ceux bien entretenus,
Il y faut donner la vie, avoir envie,

S’en délecter, s’y ressourcer.
Y vaincre l’ennui.

Et va, et vient

Baise moi, c’est tout ce que je veux
De mon idéal, Dieu tu es.

Peau marron foncé, tu es ma cible,
Parole de Fille de l’Est mangeuse de nègre,
avec du malt aromatisé.

Samedi soir, bières dans l’sang,
Filles d’un soir, ramène une histoire de plus dans’c’
qui est mon temps.

La voici, chasseuse Eva.

Brune, 1m85 tueuse d’hommes à souhait
Elle ne veut qu’une chose, la proie.
Silhouette agile,
panthère de la jungle urbaine, agit.

Bangkok

Accrochée à son fil, Arianne
fille de la ville manque,
Les petits défauts des sons
s’échappant du vinyle de l’envie

Plusieurs pistes d’une vie,
dont elle seule sortira noyée,
Prenant l’eau des sentiments
qui à son égard sont balancés.

Rien que de la poiscaille,
prise dans ses filets.

Ames Brunes

Disposées sur la table en bois,
Douces et calmes sans son
Unique.

Je me délecte de l’écume de ton âme. Ames Brunes.

Déposé sur la table en toi,
Douces et calmes sans son,
Unique.

Je me délecte de l’écume de ton âme.

Amas, Brune.

Amas Capresse

Caramel orage aux formes exquises,
Dégusté.
Sans arrêt, doux mélange de mon thé.

Goût d’abricot, jamais amer
Sur ma langue s’est posée.

A Jaune et fond vert

Naître de la terre, viser le ciel et les éthers,
Sous le même tapis de constellations, peu brille,
Pourtant
La danse des toiles orne cet enfer divin
de bougies rouges pleurantes.

La cuillère n’y est plus, d’ores
Déjà sous couvert de mots, on enrobe les leurs,
scintillants.

Des mots, des corps,
Aucune âme, démon des ères,
Morts sans airs.

Remplit la pense. Mêle les étés d’hivers.
Triste.
Voyeur.
N’acteurise, spectateurise!
S’inamimant,
Pseudolucrativement.

Ka

Tes mots et tes gestes,
Bouche bée je reste.

Ce n’est ta beauté mais la cruauté qui laisse
Les traces. Les plus colorées et les plus viv(ac)es de ce crime,
Dans la morosité s’animent.