Saisombre danse sèche

Comme un souffle incertain
Le feu battant le vent
Amène la chaleur dont on ne sait si c’est la dernière
Caresse d’humanité.

Les gens dansent autour du feu
Le regardent, l’observent
Comme si ils voudraient s’y jeter.

Dans la nuit sombre sans
Les lumières artificielles du confort de
Nos villes
Nous retrouvons-nous enfin?

Je n’ai que
Je n’ai quoi
Dire
Je m’en éloigne.

Je regarde le passé et les cordes
De l’univers se détendent
Ses cheveux bruns toujours les mêmes
Mais nous sommes
Dans la braise et ces rejetons
Volant
Nous sommes bien là.

Dans celui-ci
Tignasse plus courte
Nous n’étions
Et le présent m’objecte
Que jamais nous ne fûmes.

Et ce feu brûle
Devant nous
La ronde est incomplète
Nous nous vautrons dans la contemplation
Peut-être que tout n’est que répétition
Peut-être bien
Que tant qu’à faire
Nous devrions finir?

Et ce feu brûle toujours
Je sens la pluie dans l’air
Et l’herbe sort son parapluie
Qui gratte tant
Ma peau d’humain
Quand je m’y plonge.

J’ai vu l’orage
Mais j’ai oublié quelle onde me mène
Sur quelle fréquence je danse
Les ombres sont là
Leurs lueurs aussi.

Rien n’existe
Car tout est,
J’ai allumé une rouge
Et j’ai pensé aux miens.

14062017

Entre Serge et Simone
Coule un canal, les péniches
Y sont stationnées.

Entre Serge et Simone
Je coule ma biere, et déniche
Les saveurs douces de l’été.

Entre Serge et Simone
je brûle
Une clope au parfum goudronné.

Mais surtout, j’observe
Le temps qui passe et qui fuit
Entre nos cases d’humains
Organisés.

Qui arrêtera cette débandade?

Je sais que mes érections
Sont comptées
X-Men, d’un état négligeant
On ne peut jouir qu’un instant de la beauté,
Poétique.

L’amort, Le RomEntisme

La nuit m’appelle
la nuit m’apaise
Elle danse lentement
Entre les nuages
Et perce les
Brumes tenaces.

La nuit m’obsède
La nuit m’appelle
Entre les ruelles
Elle s’élance
Sa mélodie me conduit
Et mon corps de breuvage se divertit.

La nuit s’évade
La nuit m’obsède
Dans la lueur d’un lampadaire
Je vois son ombre danser
Sur mes genoux elle étale
Sa chaleur et m’envoie dans les
Ethers.

La nuit s’éclaire
La nuit s’évade
Dans un verre de rhum
Et dans la fumée
J’entrevois dans mes lignes futures
Un passé inachevé
et raturé.

clopobec

Et la race
Avance
De pierres, nous construisons
Des phallus
Démolis avec le temps.
Mais qu’importe
les leçons
“Saisis le moment”
le cours du passé
chute
en dessous des genoux
caleçon baissé.

Et nos mômes
Vaincront
Enfin je crois.

Qu’on s’entête
Et dans le vide
On se projette
Qu’on envoie cette fierté
Pour un monde mieux meilleur
Voir Jupiter,
Visiter Vénus, vu d’ici, risible vicissitude.

En clair
La terre
Un croquis raté
Par des artistes, par des explorateurs
Trop obsédés
par l’idée de l’idée
ventilant le carpe diem, des maximes maximisantes de l’esprit
broyant l’humain
écarteur de bouches pour placarder le bonheur
sur nos têtes d’illuminés.

Vive le grandiose
Vive la thune
Vive la démesure
Et dans cette démence déniée,
nos mômes
Vaincront
Enfin je crois.

Pas de meilleur titre que: {Rachel (McAdams)}

Et dans la voie lactée
Je me suis égaré
Tes yeux au loin
Lumières, me guidant dans la pénombre
Matière noire
Me laissait l’amer goût
Que tu ne fus plus.

Je repensais à tes lèvres et ta peau laiteuse
À la beauté de mon art
Que je rends hideuse
On se cherchait
Tu m’as trouvé
J’ai brûlé l’aile de mes lettres
Pour devenir
Humain.

Tu es déesse!
Au Tartare
J’erre désormais
Les chants de tes reins
En refrain
J’m’obsède.

Un jour je serai roi
Un jour je, serai près de toi
Un jour tes flammes éteintes,

Pour lesquelles, ma foi
Restera
Éternellement
Gourmande.

Dark Matter – Les trois I

Et lorsque mes yeux
sont aussi bas que la terre
et que le ciel n’est plus qu’un souvenir

Je prends ma plume la tête
Hors de l’eau
Et j’ancre
Mon être dans les vers

Et quand mes yeux sont
Aussi bas que la terre
Mon esprit s’évade
Dans les éthers ou nombreux Confrères ont

Perdus
à la dérive
Échoués
Sombré

dans le néant collectif
comme des vulgaires
Bouteilles
veuves sans vie.

Celles-ci
Pour ne pas qu’elles finissent
Dans l’emmerdement
Général
Sont posées sur le sol froid
En cadavretrophées
De victoire contre l’apesanteur.

Les mortes vibrent aux sons de mes pas
Dans les nuages
Je n’ai jamais été aussi lourd
Et mon corps
Enveloppe virtuelle
De mon moi
S’échappe
S’éclate en molécules
Noires.

Dark Matter.

Va, lentement and die.

Et quand au réveil
mes yeux jetèrent leurs derniers souffles
les corps
et l’écoeur gisaient encore
Ceux tout frais d’une matinée d’amour
massacrés
par l’espoir
cette maladie humaine
dont on ne guérit jamais.

J’ai repris mon souffle doucement
et le rouge tapissait le décor
enchanté.

Tiens, celui-ci je le connais
Il est en cendre
Il ne bat plus
C’est le mien.

Où trouverai-je la force d’insuffler
l’envie
dans ce qui n’est plus
comme un magicien
on me demande l’impossible
le factice et l’étincelant
et cela
tout le temps.

On me croit victime d’un passé quand c’est de tout le futur
dont je suis prisonnier
des questionnements sans cesse
sur le pourquoi des choses.

Sur ma danse se calquent les rythmiques
que ton esprit veut
et choisit de me soumettre.

Mes mots sont tiens lecteur.
Mon coeur est à moi
et mon dégueuli de proses
pour toi
pour eux
pour vous
Aussi beau que des roses fanées
car l’amour coloré ne dure qu’un jour
d’éternel gris.