VII – Les Sept mers, saga magnifique

Comme forcené, je ne suis pas si mal
Ma solitude, j’ai dompté
En crachant de l’encre noire
Sur une feuille de papier.

Je serai de ceux qui ne prennent
Le temps de réfléchir
Pour agir
Le réveil vieux
Meilleur que celui qui suit le jeun.

Sans avoir avalé la vie
Par les deux bouts
Étant cravaché par les fouets
Matériels
Et l’accumulation des objets,
Qui nous a goinfré.

Comment pourrais-je dégueuler ce monde?

Nos femmes enfantent toujours
C’est que la page ne
S’est totalement tournée.

Que l’espoir gangrène
Parmi nous
Sous-Hommes
Un retour à l’état pur :
Une utopie de fier.

Des fils de la Terre en quête,
De frissons et d’Éthers.

VI – Les Sept mers, saga magnifique

Aujourd’hui
J’ai vu le corps d’une femme
Elle était à demi-nue
Elle portait un boxer noir
Et ses jambes en tailleur.

Aujourd’hui
J’ai vu le corps d’une femme
Son dos était si beau
Si courbée
Comme pour recevoir
Mes mains et mes bras.

Aujourd’hui
Ma femme au boxer noir
À les jambes décroisées
Elle se tient devant moi
Accoudée sur la commode
Tel dans le far ouest un cowboy.

Aujourd’hui
Ma femme au boxer noir
A laissé sa féminité
Vivre
Son pubis nacré entre la dentelle apparaît.

Aujourd’hui
Ma femme m’a quitté
Il n’y a que le whisky pour la remplacer.

IV – Les Sept mers, saga magnifique

J’ai essayé de trouver
Couleur à tes yeux
Et les saveurs
Des fleurs fanées m’envahissent.

On dirait une fin d’histoire
Sans commencement
Et des lettres qui s’effacent
Sans jamais naitre
Écrites dans la fumée
D’un cancer satisfaisant.

C’est le bruit du futur
C’est le genre Humain
C’est la tentation de sucer
Tes seins
C’est la mort entre tes reins,
Le souffle froid
Et les marches d’Hivers.

Sur un pont aux bordures dorées
Ce sont les arbres sans
Feuilles, et le vent glacial
Du Divers.

J’ai essayé de trouver goût
À tes lèvres
Mais le danger de m’y perdre
M’empêche de m’attacher
À cette idée.

Fais-moi donc un coupable
Parfait
Pour ce crime.

Mieux vaut mettre dans des
Lignes, le sombre, le deuil
D’un amour dont on ne peut vivre.

D’une passion qui
Consume
Sans jamais être allumée.

L’étincelle dans tes yeux
Et la profondeur
Qu’ils décrivent
M’enferment.

Je veux être libre
Victime
Tremper dans l’interdit mes
Désirs et envies
Sans jamais te succomber.

III – Les Sept mers, saga magnifique

Je sors
J’vais me prendre une bière
Ou deux
En tuant le temps
Je naîtrai surement vieux.

V – Les Sept mers, saga magnifique

Devant une pinte de bière
Et un double whisky sans
Glaçons
J’en avais besoin, être en suspension.

A ma droite
Une boite rouge, où a été
Inscrit au fer chaud
« LETTERS ONLY »

Je rêve de m’y glisser
De m’y cacher
Fermer les yeux
Et tout ce monde autour
Disparaitra.

Il n’est des temps plus difficiles
Que ceux contemporains
Difficile d’être nu ici bas
Loin de n’être vu non-vêtu
Le corps est un habit que l’âme
Et le mal-être, ont choisi.

Tous drapés de ce quelconque apparat
Naviguent en quête
D’une terre promise.

Sirènes, tempêtes, soleil
Pétant, famines, délires
Et poissons pleins les filets.

Le voyage
Le port d’attache
Le mal de mer
Le savoir qu’on oublie
En survie.

Mes quelques lettres sur
Une terre à la dérive
Et au grand ensemble
Qu’on tente d’expliquer.

Le mat et le gouvernail
Se sont contre moi,
Ligués.

Je n’ai pas plus de trésors
Que ceux
Qui dans la ronde
Virevoltent et chantent
Nul besoin de recherche
Nul besoin de venir
Nulle découverte.

Car jamais mon coffre ne fut scellé.

II – Les Sept mers, saga magnifique

J’ai écumé les lumières
Et la pénombre qu’elles conçoivent.

Sensible ou extra-lucide
En finir de ces questions
Sans fin.

Je n’ai plus l’appétit et la
Gourmandise d’autrefois.

Je stagne devant les bourgeons
En espérant qu’ils se meurent
Avant l’éclat.

La trahison que je fais
À l’Homme qui a tant subi
À l’accumulation subtile de l’anodin,
Et à la complaisance passive,
Du vide
En vain.

J’ai soufflé les derniers
mots chauds
Et les cendres se sont
Envolées.

Sans ses lumières, plus de pénombre.
C’est sans doute mieux
Ainsi,
Avec l’ennui qui tombe.

I – Les Sept mers, saga magnifique

J’ai mal au cœur
Et l’envie de dégueuler
leur bonne humeur.

Je me sens vide
Et la sensation de non-vie
devrait peut-être me remplir.

Quoiqu’il se passe après la nuit
N’est que désespoir non-admis.

Mon dégueuli a tapissé mes printemps
Et leurs toisons ont essuyés
Les dernières volontés de l’houblon.

Comme j’ai mal au cœur
Et cet amour n’estompe point
Les vagues du solitaire.

Les Sept mers – saga magnifique

IMG_0580.JPGI

J’ai mal au cœur
Et l’envie de dégueuler
leur bonne humeur.Je me sens vide
Et la sensation de non-vie
devrait peut-être me remplir.Quoiqu’il se passe après la nuit
N’est que désespoir non-admis.

Mon dégueuli a tapissé mes printemps
Et leurs toisons ont essuyés
Les dernières volontés de l’houblon.

Comme j’ai mal au cœur
Et cet amour n’estompe point
Les vagues du solitaire.

 

II

J’ai écumé les lumières
Et la pénombre qu’elles conçoivent.

Sensible ou extra-lucide
En finir de ces questions
Sans fin.

Je n’ai plus l’appétit et la
Gourmandise d’autrefois.
Je stagne devant les bourgeons
En espérant qu’ils se meurent
Avant l’éclat.

La trahison que je fais
À l’Homme qui a tant subi
À l’accumulation subtile de l’anodin,
Et à la complaisance passive,
Du vide
En vain.

J’ai soufflé les derniers
mots chauds
Et les cendres se sont
Envolées.

Sans ses lumières, plus de pénombre.
C’est sans doute mieux
Ainsi,
Avec l’ennui qui tombe.

 

III

Je sors
J’vais me prendre une bière
Ou deux
En tuant le temps
Je naitrai surement vieux.

 

IV

J’ai essayé de trouver
Couleur à tes yeux
Et les saveurs
Des fleurs fanées m’envahissent
On dirait une fin d’histoire
Sans commencement
Et des lettres qui s’effacent
Sans jamais naitre
Écrites dans la fumée
D’un cancer satisfaisant.

C’est le bruit du futur
C’est le genre Humain
C’est la tentation de sucer
Tes seins
C’est la mort entre tes reins,
Le souffle froid
Et les marches d’Hivers.

Sur un pont aux bordures dorées
Ce sont les arbres sans
Feuilles, et le vent glacial
Du Divers.

J’ai essayé de trouver goût
À tes lèvres
Mais le danger de m’y perdre
M’empêche de m’attacher
À cette idée.

Fais-moi donc un coupable
Parfait
Pour ce crime.

Mieux vaut mettre dans des
Lignes, le sombre, le deuil
D’un amour dont on ne peut vivre.

D’une passion qui
Consume
Sans jamais être allumée.

L’étincelle dans tes yeux
Et la profondeur
Qu’ils décrivent
M’enferment.

Je veux être libre
Victime
Tremper dans l’interdit mes
Désirs et envies
Sans jamais te succomber.

 

V

Devant une pinte de bière
Et un double whisky sans
Glaçons
J’en avais besoin, être en suspension.

A ma droite
Une boite rouge, où a été
Inscrit au fer chaud
« LETTERS ONLY »
Je rêve de m’y glisser
De m’y cacher
Fermer les yeux
Et tout ce monde autour
Disparaitra.

Il n’est des temps plus difficiles
Que ceux contemporains
Difficile d’être nu ici bas
Loin de n’être vu non-vêtu
Le corps est un habit que l’âme
Et le mal-être, ont choisi.

Tous drapés de ce quelconque apparat
Naviguent en quête
D’une terre promise.

Sirènes, tempêtes, soleil
Pétant, famines, délires
Et poissons pleins les filets.

Le voyage
Le port d’attache
Le mal de mer
Le savoir qu’on oublie
En survie.

Mes quelques lettres sur
Une terre à la dérive
Et au grand ensemble
Qu’on tente d’expliquer
Le mat et le gouvernail
Se sont contre moi,
Ligués.

Je n’ai pas plus de trésors
Que ceux
Qui dans la ronde
Virevoltent et chantent
Nul besoin de recherche
Nul besoin de venir
Nulle découverte
Car jamais mon coffre ne fut scellé.

 

VI

Aujourd’hui
J’ai vu le corps d’une femme
Elle était à demi-nue
Elle portait un boxer noir
Et ses jambes en tailleur.

Aujourd’hui
J’ai vu le corps d’une femme
Son dos était si beau
Si courbée
Comme pour recevoir
Mes mains et mes bras.

Aujourd’hui
Ma femme au boxer noir
À les jambes décroisées
Elle se tient devant moi
Accoudée sur la commode
Tel dans le far ouest un cowboy.

Aujourd’hui
Ma femme au boxer noir
A laissé sa féminité
Vivre
Son pubis nacré entre la dentelle apparaît.

Aujourd’hui
Ma femme m’a quitté
Il n’y a que le whisky pour la remplacer.

 

VII

Comme forcené, je ne suis pas si mal
Ma solitude, j’ai dompté
En crachant de l’encre noire
Sur une feuille de papier.

Je serai de ceux qui ne prennent
Le temps de réfléchir
Pour agir
Le réveil vieux
Meilleur que celui qui suit le jeun.

Sans avoir avalé la vie
Par les deux bouts
Étant cravaché par les fouets
Matériels
Et l’accumulation des objets,
Qui nous a goinfré.
Comment pourrai-je dégueuler ce monde.

Nos femmes enfantent toujours
C’est que la page ne
S’est totalement tournée.

Que l’espoir gangrène
Parmi nous
Sous-Hommes
Un retour à l’état pur :
Une utopie de fier.

Des fils de la Terre en quête,
De frissons et d’Éthers.