Entre dans la ronde

Cris
à la naissance, tu pleures déjà
On dirait un Caliméro enduit de placenta
De sang, et de merde
Les sourires de tes parents
En option.

Prends une photo morpion!

Y’aura que ça dans la vie:
Cris
Pleurs
Sang
Merdes
Sourires
À ton bon vouloir
Tu remplaceras le placenta par:
Le sperme et la cyprine.

Hourra, Hourra

Entre dans la ronde
Les bras, en l’air
Tu en sortiras les deux pieds en avant.

La ronde

L’autre te nuira
Que tu le fuis, que tu le prennes dans tes bras
Que tu le vives
Il te tuera.

Avec des mots doux, de l’espoir en boîte
Des alcools divins, et des courbes célestes
Tu mourras.

Danse petite, la ronde est belle
La ronde est grande.

Danse petit, toutes ces facéties seront,
Vaines
Devant l’égo.

Tu courberas encore l’échine
Parfait danseur, tu croiras aux merveilles
Aux changements
Qui ne sont que,
Reproduction répétitive
De l’imMonde en La.

Baisse les bras et barre-toi
Tu ne retrouveras
Ta liberté, jamais
Et aujourd’hui.

La danse

Cadence ou déca
Tu apprendras à dix heures à prendre ton kawa
Ton mari qui te broutait avant le pti’dèj
Ne regarde plus que la TV et ses femmes si sèches
Ta femme qui te suçait longuement
Pense à ses calories
Dans ta semence, et à ses enfants
seuls vestiges de ton fluide
qu’elle aimait vraiment.

La démence
Oui, la démence !

Demain tu verras tout n’ira mieux
Des crédits pour survivre et puis on s’en fout
T’as fait ton taff
On change la lettre à la fin de ton contrat
Et tu souris.

Fais I, avec ta gueule
Quand tu le dis.

I comme idiot ou imbécile choisi
Insatiable besoin de se réaliser
Dans des montres tag heuer
Pour ça faut que tu fermes ta gueule
et oui.

Et ta copine
Te mets la pression
Faut un boulot
Fonder un cocon
Et ses copines
Célibatardes lui donnent les leçons
Et pensent aux biberons.

Et ton mec
Il est bien con
Dans son auto allemande poitrine
et son trop court pantalon.

Avec ses potes
Matent des meufs différentes de toi
Pour te trouver
Un idéal,
De leurs envies ratées.

Oui, nous sommes une sombre espèce animale.

Fini la journée en attendant le réveil prochain
rêvassant d’aller loin
pour retrouver, cyniquement
ton patelin
Toutes les choses rêvées sont placardées
désormais,
Le désir est un village qu’on retrouve à Chatelet.

Le tournis

Il ne se passe un jour sans que la terre ne tourne
Tu es éternelle, soleil de ma vie.
L’amour en ronde, qui donne le tournis.

Avant la gerbe
T’auras des rêves
Tu voudras faire de toi
Une affiche placardée sur les murs
La ronde et la danse aquise
Tu penseras panser tes peines
En relativisant
En ratant tout ce que tu visera
Et ta bile
Sur le sol sera le résultat du tournis
Infernal

Drapeau blanc

J’ai sorti mon drapeau blanc, quelle est la couleur de l’abandon puisque le blanc c’est la soumission? À travers, mes espoirs et mes désillusions, une seule fin. Peut-être la guérison.
J’ai passé les douces Saisombres à attendre, à écrire le sens qu’on donnera de ma vie
tantôt serein, tantôt cretin.
Il faut renoncer à sa liberté
passer le cou dans la corde
porter des montres au prix de l’immobilier
Je me suis détaché des choses matériels
et rendu esclave des abstraites.
J’ai choisi mon maitre pour devenir immortel
l’immatériel
et sa succesion de déception.

J’ai courbé l’échine
et me suis sapé de blanc
comme au mariage:
échec de vie
j’ai sombré dans la routine de mes amis.

Suicide

Karmiquement inachevé, encore un échec.
J’y ai songé, dans les jours sombres et la nuit, éclairé avec le rhum
J’ai voulu rompre le cycle
Tuer mon nom.

Plus d’envie, plus de rien, cette écorce qui écorche l’âme
Juste là,
Regarde
Plus que les mots, et cette fiction, il reste un homme.

Éphémère ou éternel

Mon dégeuli ornera-t-il les meilleurs bars
Ou les pires caniveaux?
Saura-t-il garder la couleur rouge
Propre a mon dramour
Mes lettres seront-elles réouvertes
et disséquées?

Mon être
sera-t-il
poussière de crasse
ou d’étoiles?

Hourra, Hourra!

se ferme la danse
Les bras, en l’air
en V
comme vaincu(e)

Tu en sortiras les deux pieds en avant,
ayant vécu l’avide
le vide écumera ton âme.

Dans l’univers,
se chanteront tes maux
à l’unisson.

Les Sept danses

Entre dans la ronde

Cris
à la naissance, tu pleures déjà
On dirait un Caliméro enduit de placenta
De sang, et de merde
Les sourires de tes parents
En option.

Prends une photo morpion!

Y’aura que ça dans la vie:

Cris
Pleurs
Sang
Merdes
Sourires
À ton bon vouloir
Tu remplaceras le placenta par:
Le sperme et la cyprine.

Hourra, Hourra
Entre dans la ronde
Les bras, en l’air
Tu en sortiras les deux pieds en avant.

La ronde

L’autre te nuira
Que tu le fuis, que tu le prennes dans tes bras
Que tu le vives
Il te tuera.

Avec des mots doux, de l’espoir en boîte
Des alcools divins, et des courbes célestes
Tu mourras.

Danse petite, la ronde est belle
La ronde est grande
Danse petit, toutes ces facéties seront,
Vaines.

Devant l’égo
Tu courberas encore l’échine
Parfait danseur, tu croiras aux merveilles
Aux changements
Qui ne sont que,
Reproduction répétitive
De l’imMonde en La.

Baisse les bras et barre-toi
Tu ne retrouveras
Ta liberté, jamais
Et aujourd’hui.

La danse

Cadence ou déca
Tu apprendras à dix heures à prendre ton kawa
Ton mari qui te broutait avant le pti’dèj
Ne regarde plus que la TV et ses femmes si sèches
Ta femme qui te suçait longuement
Pense à ses calories
Dans ta semence, et à ses enfants
seuls vestiges de ton fluide
qu’elle aimait vraiment.

La démence
Oui, la démence !
Demain tu verras tout n’ira mieux
Des crédits pour survivre et puis on s’en fout
T’as fait ton taff
On change la lettre à la fin de ton contrat
Et tu souris.

Fais I, avec ta gueule
Quand tu le dis.

I comme idiot ou imbécile choisi
Insatiable besoin de se réaliser
Dans des montres tag heuer
Pour ça faut que tu fermes ta gueule
et oui.

Et ta copine
Te mets la pression
Faut un boulot
Fonder un cocon
Et ses copines
Célibatardes lui donnent les leçons
Et pensent aux biberons.

Et ton mec
Il est bien con
Dans son auto allemande poitrine
et son trop court pantalon.

Avec ses potes
Matent des meufs différentes de toi
Pour te trouver
Un idéal,
De leurs envies ratées.

Oui, nous sommes une sombre espèce animale.

Fini la journée en attendant le réveil prochain
rêvassant d’aller loin
pour retrouver, cyniquement
ton patelin
Toutes les choses rêvées sont placardées
désormais,
Le désir est un village qu’on retrouve à Chatelet.

Le tournis

Il ne se passe un jour sans que la terre ne tourne
Tu es éternelle, soleil de ma vie.
L’amour en ronde, qui donne le tournis.

Avant la gerbe
T’auras des rêves
Tu voudras faire de toi
Une affiche placardée sur les murs
La ronde et la danse acquise
Tu penseras panser tes peines
En relativisant
En ratant tout ce que tu viseras
Et ta bile
Sur le sol sera le résultat du tournis
Infernal.

Drapeau blanc

J’ai sorti mon drapeau blanc, quelle est la couleur de l’abandon puisque le blanc c’est la soumission? À travers, mes espoirs et mes désillusions, une seule fin. Peut-être la guérison.

J’ai passé les douces Saisombres à attendre, à écrire le sens qu’on donnera de ma vie
tantôt serein, tantôt crétin.

Il faut renoncer à sa liberté
passer le cou dans la corde
porter des montres au prix de l’immobilier
Je me suis détaché des choses matérielles
et rendu esclave des abstraites.

J’ai choisi mon maitre pour devenir immortel
l’immatériel
et sa succession de déception.

J’ai courbé l’échine
et me suis sapé de blanc
comme au mariage
échec de vie
j’ai sombré dans la routine de mes amis.

Suicide

Karmiquement inachevé, encore un échec.

J’y ai songé, dans les jours sombres et la nuit, éclairé avec le rhum
J’ai voulu rompre le cycle
Tuer mon nom.

Plus d’envie, plus de rien, cette écorce qui écorche l’âme
Juste là,
Regarde
Plus que les mots, et cette fiction, il reste un homme.

Éphémère ou éternel

Mon dégeuli ornera-t-il les meilleurs bars
Ou les pires caniveaux?
Saura-t-il garder la couleur rouge
Propre à mon dramour?
Mes lettres seront-elles réouvertes
et disséquées?

Mon être
sera-t-il
poussière de crasse
ou d’étoiles?

Hourra, Hourra!
se ferme la danse
Les bras, en l’air
en V
comme vaincu(e)
Tu en sortiras les deux pieds en avant,
ayant vécu l’avide
le vide écumera ton âme.

Dans l’univers,
se chanteront tes maux
à l’unisson.