Le Pacha (2)

J’ai dit au pacha
Dans LondSome quand on s’égarait
La poésie
En degeuli avant tout
En tampon pour mieux vivre
Et vivre meilleure

Y’a pas tant que ça de l’être
Qui vacille
Entre ivre et livre
Qu’on les brûle au feu de la lune
Car c’est elle qui nous guide
Sa face cachée
Et les autres qui nous regarde de la
On se soumet tous.

J’arbore le plus beau des costumes
Quand je me prends pour eux
Lui
Elle
Ceux

Faut m’voir
Clope au bec
Jordan aux pieds
Balançant cette musique a contre rythme.

La traîtrise au sommet
L’imposteur que je suis, se fera niais.

Demoiselle Philosophie

Toison de feu brulé
Le poil dru qui me rappelle
Les herbes folles
d’une saisombre
Sèche
Chez moi,
Sous le soleil
et le jus des mangues sauvages.

J’emprunte ses genoux pour remonter
à la source d’envie
Le triangle de vie
Quand ses yeux ronds se baissent
Par timidité
Honte, gêne d’être ainsi dévoilée
J’aurais aimé que ces yeux
M’offrent leur beauté
Quand elle m’a baisé, avec des cuisses
Sucrées et voluptueuses à souhait.

 

Toison de feu brulé
Entourée de collines déboisées
Au nombre de deux
Il semble bien loin
le temps des jeunes filles
Quand les femmes sont devenues,
Reines.

Une nuit,
Lumière éteinte
et feux brillants par la fenêtre
J’ai pris ses lèvres, entre les miennes
Lui demandant à l’oreille si
Elle aimait quand son abricot était dégusté.
Sur son canapé, debout
Je lui ai écarté les cuisses
Et ma langue a fouillé
Pour trouver enfin
La saveur chaude,
De l’écume amere.

Le Pacha (1)

Un jour
Le pacha vînt me voir
Avec des questions sans ordre
Mais conséquences

Le pacha voulait savoir pourquoi
La fleur qu’il convoitait tant
fuyait sa jolie prose

Je n’en sais rien
lui répétais-je convaincu
Je ne crois qu’en une seule chose
C’est que l’action se fait pardonner de l’ego
Alors que les si, virent souvent a la rancœur
Rien n’est alors assez beau
Et les cuisses où l’on a souhaité renaitre
Se referment devant nous
La langue pendue, et tendue vers le miel
Qu’on voit d’ores et déjà, butiné par autrui.

Parisite – LesFemmères

Moi j’n’ai vu

que les femmes de la ville

Leurs styles et leurs manies

leurs beautés et les leurres

qui

en découlent.

Moi j’n’ai ici

que les yeux en juge

et l’esprit qui décrit

les jupes.

Moi j’n’ai vu

qu’entre leurs courbes

les portes d’un paradis dont on

me ressasse les bien faits

depuis petit.

Un appel divin

à la superposition

des couches de peau

encore mieux

si c’est un dégradé.

Mouilles d’Octombre

durant les durs mois d’Etait

mêmes ceux des Septombres

j’ai cherché

sans but

sur les pavés mouillés par leurs belles fleurs

des raisons aux saisombres et à l’envie

les octombres annonçant avec ferveur

les seuls restes d’un Divers

constituant

les cendres du gâché

de ce dont on n’est jamais comblé

de celles dont les trench filent

dans la ville

aux milles lumières éteintes

j’ai sombré dans ses filets

rien de plus

je ne parfais mes coeurs qu’à la sauce de l’imparfait.

sauce chien

mélange infâme

un manger cochon une raison en moins de vivre

moins ivre

je répète les mêmes recettes

les mêmes succins échecs que

je vis de façon ambulantes

je peinture

d’orouges les murs

que mes doigts secs

sexent sans gene

et mes poumons et mon foie

de grisâtres de plombs et d’histoires noires

la ville nous naît

nous anéanti

tissant de son

sans échos

bruits sourds

nos vies trop chantantes de larmes

 

oh vous  êtes heureux vous?

 moi je préfère lire

rire peu

m’evader dans l’alcool

car colérique

sans double sens

trop de vacarmes entre potes

pots d’échappatoire réduit

respire c’est le vide.

II – Paris

Paris, rions
Triste, ténèbres
Seine, haine
Sème, aime
Moue, d’amour.

Parisite – AkaPiewo (extrait)

yonn

dans le bar
des barbares
alcool de cannes
part dans l’oesophage
de facon sage de facon grande
gamins divins ne tremblent plus en tournant.

cuillères
sucre

petits verres petites doses
les barbares succombent et sombrent
ici c’n’est ni Paris mais Pouris.

cesse
nie

mais dans l’ensemble en
créole gras Guadeloupéen:

pa kouri
rété pou mwen pran-w
kon sa
ronm ka fè mwen mèt
men si tèt
èvè bonda a fanm ka rann
tout’
nonm san nanm

rires
paroles alambiquées soupirs

tourne
tourne
remue remue
et le liquide vit
et la jouissance vient.

le père noble damoiseau tourne l’esprit
furent-ils damoiselles
leurs robes nous auraient mis au sol
nos ailes
recroquevillées sous nos longs
membres imaginaires de négroïdes

Oeil,
cherchant sous le cache,
triangle l’origine de la vie.

II – Paris tendresse

Paris tendresse
Paris et lèvres
Paris sans cesse
Paris le sexe

Paris la nuit, ou la quête de l’étoile perdue – agneaupimentE (Extrait)

Je me balade dans Paris la nuit, je cherche ma lanterne dans la ville

Cette flamme qui me maintient, attise autant l’ennui que les jouissances furtives.

Dans la nuit claire, je cherche comme un fou, je me perds, je lève, baisse, baise les yeux. Les miens et les siens, les leurres trop souvent peints d’une épaisse couche d’or. Étrangement visqueuse étrangement poussière, comme une dose de cocaïne dans la rétine, acide psychédélique menant á la sur-réalisation des mensonges sociétales et de l’ego soumis…

AgneauPimentE – Les Parisiennes: J’accuse 16 (extrait)

Entre Alcools, peurs promues et espoirs
Spectateurisation commune.
Du mal etre, s’étale. Richesse. Bonheur. Mensonge absolu.
Et dans la ville du romentisme, se tapissent de promesses d’Aristophane
Les murs crasseux de l’Ennui.