Extrait 8: petits poèmes pour grands amants

Her mind was the storm
Outside,
that we would watch through the kitchen window
Her smell, steamed bergamot
would lick the walls as
the room sprouted the colour of Autumn.

As she moved, her
Rib cage created the waves
That never crashed
Curving her hips
Cambering her back and those thighs,
Where my kisses surfed on the froth
Until they
reached the arching tip of her toes.

The room coloured as Winter
When she inhaled
The last warmth
Before releasing the paradise spasm.

Extrait 7: petits poèmes pour grands amants

Je goutte tes lèvres;
Ma main sur ta bouche
J’ai ton être sur mes papilles
Je jubile.

Je te l’ai dit la première fois
Les saveurs sont uniques
Le coït banal et répétitif
De corps à corps
Encore en courbe.

J’ai ton jus dans ma bouche
Et j’avale goulûment, lapant
Avec excès
La porte de l’origine
Des hommes et des femmes.

Il y aura d’autres
Il y en aura des uniques
Il n’existera qu’une version
De cet univers; et dans tes yeux s’agrandit
La sérénade de serotonine
Que je bats maintenant
De mon sexe
la cyprine,
combustible qui brule mon être,
Flamme de cette passion.

Si nous sommes
Si nous ne serons
Si nous étions
Validés par ma sève
Violemment projeté dans ta gorge.

Extrait 6: petits poèmes pour grands amants

Je baise chacun de tes signes
Et sur ta peau je promène une saveur chaude
J’ai un doigt sur tes lèvres
Et les mains qui vadrouillent.

Sur ton nombril
Maintenant mes yeux cherchent
La vallée douce pour m’abreuver de ton goût.

Ma main effleure tes seins
Et mes lèvres englobent ton con.

Tu me nourris de ton essence
Je te leche tendrement
Je pousse ma langue sur ton
Petit bouton.

Tu peines à trouver refuge
Et tes mains aggripent mon sexe
Gonflé
De haut en bas
Tes gestes m’invitent dans ton antre humide.

Je suis en toi
C’est ce que je désire le plus
Tu gémis
Une ou deux fois
Comme ce moment où tu étais dans mes draps

Tu t’en souviens?
Tu bougeais
Tu te cambrais
Et moi je rêvais de toi.

À quatre pattes devant moi
Regarder ton dos.

Et toujours tes signes
Comme les étoiles d’une nuit claire
Soudain,
La voie lactée
Qui laisse des traces sur ton cul
Que j’ai mordu,
Tendre,
À pleine dents.

Extrait 5: petits poèmes pour grands amants

Et peau, couleur soleil
Et mes lèvres doucement la baisent
Je mets mes doigts dans ta bouche
Pour que ta langue dicte mon poème.

Tes cuisses m’entourent
Et je perds mon souffle
Dans ta fleur
Tes seins dominent, mes songes
Et le temps avec toi est un mensonge.

Tes reins, remuants
Sur moi
De bas en haut, ma tige tu espères
te délivrera.

Je ne sais le lieu
Je ne sais le but
Ton antre ouverte
Je comblerai du jus.

Et lentement. Tendrement.

Tu seras mienne,
Tes yeux verront la clé
Du paradis
Dans les draps
Cambrée, donnée à moi
Tu t’abandonnes.

Extrait 4: petits poèmes pour grands amants

“Fais vite, mon copain rentre”

Je suis dedans avec
l’impression d’être
dans une salle d’attente.

“Pas de marques visibles sur mon corps”

Sur mon coeur
cicatrices invisibles
s’ouvrant à la plèbe
par infimes proses.

« C’est pas bien, c’est pas bien »

Tu danses entre mes bras
aussi entre les siens
Tu rebondis avec entrain
nous sommes deux à tes reins.

« Plus de messages, il sait »

j’ai pris la rame en pleines dents
les si, les six neuf
et ton odeur intemporelle
resteront,
mon jet d’encre s’enraye et ne trouve fin.

Extrait 3: petits poèmes pour grands amants

Tes deux petites mains
sur ma braguette
j’ai mis la tête
entre tes gros seins.

Ménage à trois avec la noirceur
et nos petits jeux coquins
s’emplissent, nos verres de vins
Les lumières d’en face comme voyeur.

Tu glisses une fesse
et ton genou pointé vers moi
d’un geste noble, tu m’enrobes avec tes doigts
de bas en hauts, effleurant ma tige sans cesse.

Extrait 2: petits poèmes pour grands amants

Que je dévore
contre le mien ton corps
dans l’obscurité.

sous les lumières du phare
les murs qui tanguent
on y perd le nord
les traces de l’écume
nos odeurs qui s’évaporent.

Ton lobe entre mes lèvres
mon zob semant sa sève
tes yeux bleus
porteur d’étoiles.

Les draps du lits
en vague
nos souffles courts
gonflant les voiles.

Extrait 1: petits poèmes pour grands amants

Petit con
petite bouche
cascade folichonne
banquette levrette
envie cochonne
je te chuchote
petit con
j’aime ton
petite bouche
j’aime ta
À l’envers
le monde
Je m’insère tendrement, lumière
remplissant ton petit coin sombre.