all in

Sur le sein d’Aline
J’ai posé mon oreille
Pour entendre mon souffle balayer
Son duvet et le plaquer délicatement
Sur les courbes de son corps.

Elle a les lèvres
Moelleuses comme
Les nuages du paradis
Sur lesquelles j’ai posé un baiser
Et enfoui deux doigts
Sa langue au milieu et sa gorge
Profonde.

Ses yeux brûlant les cœurs
Me transpercent et je n’existe plus
Qu’en onde
Qui traverse,
de sa langue aux extrémités de ses levres
En remuant tout sur sa surface voluptueuse
Et les âmes tuées
Avant moi
Aide la chaleur,
Comme les flammes des enfers,
À démolir cette forteresse
Si épaisse.

le fleuve coulant entre ses lèvres
Fonctionne
Étrangement!
Le delta est la source
Du bain chaud et tiède
Et sur ses plumes d’oiseaux
Parsème son goût jusqu’aux orteils.

Aline se redresse.
Aline dompte.
Aline lionne.
Aline n’est pas le cirque
Mais son chapiteau.

L’amour au premier groupe

(Fredonner)
Et t’as la peau marshmallow
Et l’entre cuisse
Barbapapa.

(Susurrer)
Ton abricot épais
Dont je mordille le noyau
Fait éclater sa saveur
Juteuse sur mes lèvres.

(S’égosiller)
Et t’as la peau marshmallow
Et l’entre cuisse
Barbapapa.

(Regarder ses cuisses)
Tes jambes sont infinies
Et un temps quand on se lie
mes bras y sont leurs compagnons.

(Embrasser son cou)
Et t’as la peau marshmallow
Et l’entre cuisse
Barbapapa.

mélodie

There is a sad song
Playing
At the ballroom
Man
Woman
Men
Women
Woes and words.

There is a sad song
Playing
In my room
Can you hear it?

There is a sad melody
Within us
And our blood is cursed
For all the dads and the moms
raising children
with rules.

We are a sad song
and earth is laughing.

Févite Féverte! Frévert, Frésaire!

V’la l’vague à l’âme
V’la l’vagabond qui erre dans les rues de Paname
V’la l’vaurien qui choie
Sur les berges beiges d’la Seine.

Le sourire béat
Trique pour cette vision d’Emmanuelle
sur la rive
Chaise en rotin
Tourbillon d’écumes
Cheveux dans les coussins.

Des doigts d’été
Scarifiés de constat et consonance
Sacrifiés par les brûlures
De mégots et pintes
L’écoeur incendie
La trachée
Arrachée par des bribes de mots
Crachés au vent du doux
Pouris.

V´la vagabond
V´la l’con
Qui saute les rimes
Et joue avec les femmes
A tend ton menton.

beaches be wet

Les vagues se lancent
Sans relâche
Sur les rives froides
Des falaises d’Albion
Sur les cailles
Du Moule
L’hiver est loin.

Leur noirceure créé
l’écume, des lendemains
Candides qui viennent y choir.

L’embrun se pose sur sa peau blanche
L’instant se nostalgise
Pour qu’au futur
Nous ayons recherche
de ce bonheur
Crystallisé.

Zéro some

L’albion a laissé
Trace blanche dans mon cœur
Sur les culottes
Cette danse n’est que dur labeur
Acides sont mes menottes
Et mes poignets saignent
Le choix
Une cage de la liberté.

Des étoiles suivies
En goutte
Elles laissent cette amertume
Que je m’efforce
Dans la bière à retrouver
Le liquide me façonnera
Etretat
Agneau juteux
Bison heureux.

Comme des pleurs
Salés
J’y ai laissé
Mon histoire
Le présent n’est qu’un passé
Qui demande à se conter
J’en ai ma dose
En outre
Nul autre n’est coupable
Que des voleurs.

Jack unis
Les faibles
Attentifs au prochain
Saut de marelle
Les puissants
Donnant
Les dés
Les règles
Désuettes
Moi marionette
Moi marron
Toi à tue tête
Vends du rêve
Que j’avale
De quenelle
S’engorge mon mal
Sentiment par millimètre.

Mon frère m’a dit un jour qu’elles ne
Brillent qu’dans la noirceur
Depuis ce jour
Je comble de sombre
Mon être
Et les couleurs flétries
De ma douleur.

Que tu me remarques
Au pire
Ou mieux meilleur
Que tes heures
Décomptées aient un
But
Plus important que ce pauvre
Tribut
Nous
putes soumises
Coeurs ouverts
Cerveaux couverts de supposition
Suppot du certain.

Cette vie me fait mal
Mes maux ne seront
Vaincs.

un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept. tombe.

J’suis posé
Au milieu d’un parc
LondSomien
Boozy comme une carapace verte
sur le dos d’une princesse
agnouillée
bouche ouverte.

J’ai l’œil rouge
Et traine
L’effluve d’alcool avec
Mes pas
nonchalants
j’enchante
les odeurs du vent
couleur Rimbaud
Kaleidoscope du temps.

Les lampadaires
Hurlent.
C’est bon
T’inquiète
Tout
Ira bien.

Ma langue a quémandé
Des accents divers c’soir
Les gouttes sur mon front
Font face
À la paume de ma main
Qui les efface
fap fap
de gauche à droite.

Les lampadaires
Hurlent.
C’est bon
T’inquiète
Tout
se déversera bien.

Sous le soleil
Hypocrite
D’une nuit claire
J’regarde
LondSome
lassitude, d’la city
au loin
Le phallus rond
Celui pointu
Aussi
Derrière moi
se tend.

Mais j’avance
Le point stagnant de ma vie
Serait-il futur?
L’odeur d’herbe
Fraîchement coupée
Serait-elle son?
Glas
qu’on sonnerait
Une fois
Mon moi
Cage
Ronflant les marguerites,
L’air est plat
Narrait l’adage.

Les lampadaires
Hurlent.
Le spectacle est bon
T’inquiète
Tout
Ira bien.

Je tomberai
Dans le canal régnant
Qu’on me laisse
Prince
Liquéfiant
Mes douilles
Liquides
En stupéfiant.

Rentrée d’Éclats

C’est la qu’le joug se lève
L’élève s’éveille
Prenant conscience de
Qui veut la lui mettre.

Scindant l’espace
Grande équerre,
L’air rapporte les nouvelles danses
D’un doux
Septombre
Qui de ses règles
Parsème d’Orouge
Les voies
Où l’herbe n’est plus tondue.

C’est la Saisombre
Qui veut ça.

Les cartables
Sont lourds sous
La pression
Du décor parental
qu’on décode d’affreude terminaison.

Les saveurs de l’Était
Semblent si loin,
Allez colle-toi ici!
Sur les tables de soumission.

S P yAnt

J’en veux aussi
D’un “pet”
Comme on les nomme
Là où je vis.

Ferme sa gueule
Ou m’ignore
Pas comme ces pét
asses
Et put
ains
Qu’on s’ramasse dans notre
Espèce.

Quelques piécettes
C’est ça qui faut
C’est la carotte
Plus haute
Plus longue
Qui vivotte
Qu’on aime nos vies
De chiotte.

Qu’l’objet dotté d’conscience
Plus jamais
S’la ramène
Et voilà
Prends le tourniquet d’la vie
Qu’on tapisse
L’immonde.

Ta gueule!
Putain, ta gueule!

Bwèy kon ronm san sik

Kilti si mi
Jénès si ban
Soley brilé espwa è´è po
Santiman
Si kan
Fanm ka vin nonm
Pas sé mèt a vi
Nonm pé pa sanm
Pon yon
Fo yo twouvé on nouvo nanm.

Nou pli lwen ki yo
Koulè
Manjé kochon
Nouriti ki ni mélanj
Pran vi la kon boostè
Kanté si la rokad
Men an lè
É manfou a dèmen.

Nou poko fô
Ayen pa tan nou
Nou poko
Mèt a vi an nou
Diables èvè soukounyan
An lespri
Ka rann moun
Bôbô
Tèbè gè
Dé jounou a tè
Ka prié
Bondié pwofitasion.

Tanté
Gadé nou an zié
Avan nou foukan
Papiyon brilé adan on boukan.