a red place within

I’ve always imagined my heart red
And heartbreaks
As scars, or little empty boxes pushing the kindness out of it.

I imagine my heart blank now
Each heartbreak as layers of red
Up until it reaches the complexion that I want, sadly
The heartbreaks will follow.

You can picture yours
And pick a colour too:
Maybe it’s black
Maybe it started with 50 shades of grey, coke and Jack.

You can picture yours
And pick a colour too:
Maybe it’s blue
Maybe it started with tears from the sky, and two ice cubes.

Alas,
Maybe the heart has no colour
Maybe our eyes act like sonar
Maybe the water has brimmed over
Maybe the bath is red forever.

& l’agneau.

Les vagues se lancent
Sans relâche
Sur les rives froides;

Des falaises d’Albion
jusqu’aux cayes
Du Moule
L’hiver dont on s’inquiète
est si loin
rouge et sombre comme le plus mauvais rêve humain.

La houle et sa
noirceur créé
l’écume, des lendemains
Candides qui viennent y choir
baffant sans cesse nos a priori
et notre immobilisme.

Les vagues se lancent
et sans relâche
Sur les rives chaudes
nous rappellent;

Les embruns se posent sur sa peau
elle est le monde, parfois
L’instant se nostalgise
Pour qu’au futur
Nous ayons recherche
de ce bonheur
Cristallisé.

Mes phalanges sculptent
Les courbes
de mon ballon
avec lequel je me maintiens à la surface.

mon futur dystopique se dessine clair à la surface
avec une chose verte plantée
dans un sable qu’on dit roux.

Mon futur utopique ressemble à la mer sous la lune
sa blancheur resplendissante
et ses abysses sombres et infinis
comme les songes, on dira.

Où c’est le contraire…

Je divague, je m’élance
je suis lâche
je dérive mais
on ne tombe pas vraiment
on continue un mouvement lent
vers l’horizon des événements.

Mon Rocher

Y’a cette gamine
Qui démange
Avec son sourire
Et sa curiosité
rend febrile
Ma routine
D’homme lassé.

Elle me raconte Kinshasa
Sans rien donner
De plus.

Me dit qu’elle aime
ma prose
qu’elle la transperce
la rend toute chose.

Et son sourire
Est moins doux que ses lèvres
Et son regard
Est moins perforant
Que ses yeux
Qui pétillent.

Et moi
Le moi de société
De regles
Ne peut rien faire d’autre
Que de l’imager
Sur mon lit,
Découverte.

L’oiseau Charlie

Et sur la place des fêtes de nos compagnes
L’orchestre joue l’hymne de la nation
L’orage gronde au loin,
Et les arbres se couchent.

Comme des enfants innocents nous dansons,
En l’ignorant
Tournant sur nous-mêmes
Nous n’entendons plus que cette musique
Que font les gouttes coulant
dans la vallée.

La dernière note se sussure dans l’air
Sous les lampadaires
Nos yeux s’éclairent
On se dévore rapidement avant
la fin de la mesure.

Des nostalgies éternelles
et
les étoiles dans le ciel
nos cerfs-volants
que l’on perd.

Lovin, L’ovin

Au milieu des ils et des elles
Une nécessité viscérale de se brûler les ailes
Carcasse géante au petit cœur et grandes phalanges
Sous les pics des mates
Je mets du temps
À atteindre la saisombre d’où
On ne revient plus.

Je divague,
A leur écume sèche dans les narines
J’ai préféré le liquide et ses claques rythmées
caressant mon oesophage
et tambourinant les conduits jusqu’a l’estomac
en évitant le foie.

Mais le filtre des croyances
Ne sera
Jamais épargné
et le temple
subit
en silence
le fatalisme
s’etablit.

Des relants de l’embrun nous
Nous dopons
Avant la chute fatale
dans l’océan humain:

      Case

     

        Ecole

       

          Pots de fleurs

         

          Appart

        On sonne! on sonne!
        On a déjà assez donné
        Pourtant
        La folie comme un cercle
        N’a ni début ni fin
        nous creons les reponses
        aux questions
        des autres
        sans raison.

        J’allume une clope.

        Des nénuphars se créent
        Et des grenouilles
        Espérant être prince
        Un jour
        N’attendent que la princesse pour devenir
        Et cesser d’être.

        Au milieu des ils et des elles
        Je me demande simplement
        Ou est ma place
        Une prose de l’humain
        Et des roses pour
        Le destin
        divin.

        tourment tonte

        Il y a une lettre d’amour
        Dans un des livres sur mon étagère
        Il y a une lettre d’amour
        Dans l’ouvrage de Pauline Réage
        Dans laquelle une jeune femme m’énumère,
        Les choses de la vie, de l’existant
        Qu’on ne touche pas, aux sentiments
        Qui animent l’âme, dans une caresse avec les doigts.

        Je ne sais
        Si
        Mes cicatrices doivent être visibles
        Ou si je
        Dois en faire des rangées
        Que l’alcool et les pleurs
        Changeront en lianes fleuries.

        Il y a une lettre d’amour
        Dans une des lignes de ma prose amère
        Il y a une lettre d’amour
        Dans mon verbiage agressif
        Et j’énumère
        Les colères
        Le mal-être de ce bonheur précaire.

        Olimoli

        M’amène sa serenade sereine
        Ses reins
        s’animent et je m’élève
        Je marche sur Vénus
        et vénère vaincu
        ses monts
        à quatre pattes.

        Nébuleuse et trou noir
        Conquistador
        De ses saveurs
        L’éther promis
        au s’permétaphore.

        Balle en jeu.

        Holy molly
        Son triangle pré de camomille
        jardin d’eden
        abricotier
        d’où bondit l’obélisque
        qui perfore frénétiquement
        la jungle au rythme
        des coups de Reine.

        Et l’étincelle que crée nos épidermes
        Décime l’air
        A toute allure
        On va et les plis viennent
        La houle et sur les crêtes
        L’Écume des jours.

        Balle en jeu.

        Cascades
        Galipettes
        Roulades
        Glissades.

        Balle en jeu.

        Au lit
        On aime
        Hématomes sur les
        Coudes
        entre les cuisses
        Magie
        Petites lèvres
        Épaisse sève
        Et dans le rêve
        draps, cadavres, bras
        Pa moli.

        Balle en jeu.

        On boit d’la bière
        Et qu’est-ce qu’on pisse
        Dans l’urinoir
        Je matte une mouche au plafond
        Quelle conne
        Ma mire
        Elle devrait être au fond.

        J’aime ces
        Moments
        Où le passé
        S’entremêle avec ce putain de present
        Faux cadeau et pour toi
        C’est vrai
        Je ne dirai
        Plus:

        Paris je t’haine
        Mais Pouris
        Dans mon cœur
        L’espace que tu occupes
        Serait fertile
        Tant il y a eu de pleurs.

        all in

        Sur le sein d’Aline
        J’ai posé mon oreille
        Pour entendre mon souffle balayer
        Son duvet et le plaquer délicatement
        Sur les courbes de son corps.

        Elle a les lèvres
        Moelleuses comme
        Les nuages du paradis
        Sur lesquelles j’ai posé un baiser
        Et enfoui deux doigts
        Sa langue au milieu et sa gorge
        Profonde.

        Ses yeux brûlant les cœurs
        Me transpercent et je n’existe plus
        Qu’en onde
        Qui traverse,
        de sa langue aux extrémités de ses levres
        En remuant tout sur sa surface voluptueuse
        Et les âmes tuées
        Avant moi
        Aide la chaleur,
        Comme les flammes des enfers,
        À démolir cette forteresse
        Si épaisse.

        le fleuve coulant entre ses lèvres
        Fonctionne
        Étrangement!
        Le delta est la source
        Du bain chaud et tiède
        Et sur ses plumes d’oiseaux
        Parsème son goût jusqu’aux orteils.

        Aline se redresse.
        Aline dompte.
        Aline lionne.
        Aline n’est pas le cirque
        Mais son chapiteau.

        L’amour au premier groupe

        (Fredonner)
        Et t’as la peau marshmallow
        Et l’entre cuisse
        Barbapapa.

        (Susurrer)
        Ton abricot épais
        Dont je mordille le noyau
        Fait éclater sa saveur
        Juteuse sur mes lèvres.

        (S’égosiller)
        Et t’as la peau marshmallow
        Et l’entre cuisse
        Barbapapa.

        (Regarder ses cuisses)
        Tes jambes sont infinies
        Et un temps quand on se lie
        mes bras y sont leurs compagnons.

        (Embrasser son cou)
        Et t’as la peau marshmallow
        Et l’entre cuisse
        Barbapapa.