Slakiçi

Slakiçi
Tout commence
J’ai vu la montagne
Dévorer les douces
Vallées de Carole
Entre les deux
Ruisselants
Son pouls poussant sur le flanc
De ses lèvres la chaleur folle
Imprégnant ses cuisses
Du parfum paradisiaque des
puissants
T’as vu?
Dis-moi si
Tu l’as vu aussi ?

Slakiçi
C’est l’sale de paname
Qui jonche
Ses bordures
En serpentin mon
Sexe
S’engouffre
Fait des siennes
Dans l’artère
Dans les boules l’verbe
Ma verve rend liquide
D’La panse à la pensée
La prophétie
Je lève mon vers
A ces filles coquettes
Qu’on collecte.

Kwa, koa?

Parcekya les autres
Et moi je meurs d’eux
Et d’leurs bonheurs
J’en prendrai bien deux

Parcekya les femmes
Et moi je ne veux qu’elles
Plus la tentation est grande
Plus longue est la quenelle

Pourki j’me prends
Pour un dieu wai
Y’a que l’infortune des perdants
Qui pend, frere.

Et leur baves
Sur les pavés adoucissent mes grands pas
Grand nègre et gras
Fantasmes de blanches aux gros bondas
Des négresses sur mon trône
M’éventent avec les chants divins

Dans ma cour
Un pot de fleurs sèches
Du sirop de cannes
Et un putain.

Quoi
Quoi?