C ligne

Les rivières coulent le ciment
qui bariole ces arbres de verres
Gigantesques,
Phalliques,
à la cime découverte de ses épais nuages
nauséabondes
Nous, fourmis
Dansons la pluie
Qu’elle tombe en violet ou vert

Bil(l)e(ts)

Qu’on s’gave la panse
De drogues légales
C’est mieux pour eux
Qu’on reste ces ombres
Zombies…
Grouillant à meme le sol
toutes saisombres.

C’est ça…
c’est ça…
et moi je guette,
croquant une pomme verte
lustrée aux pesticides
vitamine Deg.

et la pisse des fruits
nourris nos « raves »
d’enfants qui se demandent encore
Si le ticket vers en haut
Tombera du loto
Où d’un arrêt du cardio.

Ces fruits pourris
Illuminent l’Evil
En éveil
On s’éteint le jour où fléau et idéaux
Du corps parental
déteignent.

C’est ça…
C’est bien ça…
Baisse les rideaux
Qu’la ravine n’existe…

Le bonheur
Une goutte d’eau salée
Suspendue
Au-dessus du pus.

LALALANGUE

– T’es tellement macho des fois.
Qu’elles me répètent
Quand je décide de ne me soumettre
Qu’à mon bon vouloir.

– you’re such an asshole sometimes
the tongue swirls but the words be
The same
Women loves it
Only when you play woe-man’s games.

Des fois j’dis parfois
l’plus souvent des fois.

et mes textes,
je ne finis pas.

Transformiste

Au-delà des couleurs
Au-delà des peurs
Nos
pleurs peignent la même douleur invivable
Cette quête.

Si la vie s’arrêtait à l’épiderme chers frères
Pourquoi
Êtes-vous partis
Pourquoi
Revenir plus arrogant
Et
Me naître et tous les autres
En bâtard géographique?

C’est peut-être ça l’éloignement
L’oubli que l’environnement fait subir à l’être.

Ce poison qui me gratte
Et me rend
Différent
De ceux là.
Ceux qui
Sont restés dans un océan
Quand j’ai cherché les ruisseaux
Quand les brises chaudes les enveloppaient
Mes ouragans naissaient
Et oui!
C’est un poison
La distance.

Tu perdras sens
De tout et ne
Reconnaîtra ni ton frère
Ni ta terre
En tâtant
Les traces de pas sur le sol
Tu seras aveugle.

On déclamera tous
L’humanité bienveillante
Quand elle franchit l’horizon
De nos sombres
Et mesquins
Desseins.

C’est ça aussi!
Demande moi l’identité
Demande moi l’accessibilité

Je n’aurai rien de plus
Que des mots
Hantants le binaire
Sous formes de glaires.

En vapeurs

Le vrai ennemi. La seule valeur sûre.
Vous pouvez la nommer comme vous le voulez;
en prendre plein notre certitude et en redemander.

La probabilité.
Voilà la seule reine, le seul roi. Vivre, mourir, se battre, rendre les armes.
Tout est une question de probabilité, de statistique.
N’ayez crainte pourtant.
Il se peut qu’on puisse prévenir le risque. Je sais
Et maintenant vous aussi
Le mensonge du contrôle
Et la fausse vérité du confort.
Les villes sont ainsi la preuve de notre incompétence, frisant une insolence digne d’une
bactérie aussi tenace que virale, pour survivre des millions d’années et nous rendre
Humain
Hurien.

S’ajoute à cela une assurance, indigne
C’est sûrement pour la contrer que notre cerveau créa
La religion.
Sous toutes formes
Celle du rassemblement
Celle de la soumission
Celle de l’aveuglement
Et j’aimerai tant
M’armer d’œillères de plus.

Naviguer à l’aide des étoiles
Symboles passés.

Pawol d’athée

Dans les vapeurs du poisons divins
Ai-je trouve ma voie de séraphin?

Tu ne seras que noirceur

Le DieuE dans sa demeure
Me l’a dicté!

Dans les songes je m’installe,

Et tu ne recevras que
L’hostie pourri
Par l’amertume
Et le vin qui aura tourné.

Que la vinasse tourne tes boyaux
Que tu te meurs en te vidant
Des secrets meurtris
Dans ta panse que la claire
Clameur des chants de dieu tourmente ta chair.

Il te faut tenir droit
Devant les autres
Et leurs singeries sociétales.

Moi j’erre
À mille lieu de la.

Parlant de DieuE
et pour elle
alors que je n’y crois pas.

Flaque toi

Un jour de pluie
J’ai suivi une goutte sur la fenêtre d’un
Bus rouge
Elle fuyait
Sans doute un ennemi invisible
Sans début ni fin
Elle coulait
Zigzagant entre ses amies
Restées inertes.

Unjourdepluiejemesuistransformé
engouttesansdebutnifinafinde
comprendrelaviecycliqueetnonlineaire.
loriginedesmotsetleurs
mortsdanslecaniveau.Lastructurelaissant
placealinfinielibertedelego.

U
n
j
o
u
r
De pluie,
Je m’en irai.

Les larmes sur tes joues
Cherchant terre
Mourant dans tes narines
puis sur tes lèvres.

Tyrannosaure

Je ferme les yeux
L’alcool remonte fougueusement
Et la rive se meut du flot
Je m’imagine rocher
Subissant les claques des poisons
Remontant, en vain le courant du déchet qu’on tente de survivre.

Je ferme les yeux
L’alcool remonte fougueusement
Et le rire se moque du lot
Je m’imagine joyeux
Souriant aux attaques des saisombres
Détachant, le vin de mes lèvres
Du conduit de mon être aspirant
Des Je qu’on tente de mourir.

J’erre avec le sombre
En jumeau bienveillant
Humilié, ronces parmi les fleurs
Je ferai mieux en nourriture allongé
En quinconce des triangles ronds et carrés
Sur le bûcher
Braisé
L’épice meurtri
Le goût rance
De cette vie
Je compte les danses.

poète.
écrivain.
bon à rien.
rêveur.
utopiste.
je n’ai que cela
pour exister
des
lettres qui se lient
et moi qui
ment
couché sur un lit
à rêver d’un futur
jamais promis.

Après le noir

Je ne te dirai qu’une chose
La solitude
Qui se tempère avec l’alcool
Et les rencontres fortuites
Les filles qui couinent
Et les lits qui grincent
fait jaillir l’hêtre dans cette forêt d’arbuste

Moi j’ai vu les draps mouillés
Par la chaleur humaine
Les semences dispersées dans l’air
Et la vie
Qui défilait dans la quinzaine de minutes
Où nous n’étions qu’un

Pouris me meurt
Dans la foi
Le foie épongeant mes heures
D’homme seul
Le verre posé sur ton sol en bois
Et les salopes qui rappellent quand
L’air de l’origine est sec.

Oh j’ai vu
Maintes et maintes foi le paradis
En me réveillant dans mes enfers de tes parents et du
Nègre
Chez eux
La queue pendante
Et les images
De ton ex
Cicatrices sur ta peau.

Flou des Octombres.

Incroyable mensonge dans lequel je me sombre,
Le flou des XXVII lentement s’évapore
Les mots aussi d’ailleurs.

peut-être se réinventer?
après tout,
si la motivation me le permet encore.