D’une, des sables

Elle est des après-midi pluvieux
Des nuages gris et du vent sur la mer déchaînée
L’odeur du thé bergamote effleurant les poèmes ancrés sur sa peau salée
De sa chaleur glissant sur les dunes
Elle est des après-midi où l’on tourne les pages du temps comme celle d’un bon bouquin
En humectant le bout des phallanges
Pour être sûr de toucher l’héroïne.

Elle est des matins
Beaucoup trop tôt et de l’odeur du café
Parfum, répandu sur des draps plissés
De rêves doux et chauds dont on se sort difficilement.
Avec sa lingerie noire formant les zones d’ombre
Où la pensée et le désir sombrent ensembles dans l’abysse du suggéré.

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