Échalotes du paradis

Ce printemps fit fleurir parmi les roses

Acérées, vénéneuses couleurs écarlates

Des proses, au goût de fraises de paradis

Saupoudré de sang séché.

Sous le signe de la vierge et de la balance: justice des orgueilleux fut rendue

Des mois furent comptés, des hésitations furent sanctionnées. Des baisers bisoutés.

Ce printemps est sec comme l’hiver,

Noyé dans leur oubli et je me débats, peut être ne devrais-je aimé que moi.

Ne jamais livrer mes émois.

Dans l’histoire pure, je n’ai existé, je n’ai compté car point nommé

Dans l’histoire juste, j’ai été jugé, décrypté, vomi psychanalysé

Dans les prés, c’est finalement où je devrais me refugier.

Bâton à la main, barbe et chevelure des 400ans pour marquer ma liberté

Sans coeur, sans famille, sans femmes.

Pour enfin être né et mort seul, en même temps.

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