Éjaccuse

J’me baladais dans Pouris
Tige à la main
Cherchant terreau pour y perforer
Mes racines liquides.

Scotché devant une affiche aubade
Dans l’bad
La nostalgie des pages trois suisses
Où je redoute qu’elles ne se figent
Éternellement
Qu’les chattes se lèvrent
Qu’les bouches nichonnent
Qu’la sève mute 
Ces femmes, nouvelle gène.

C’monde a tué mon imagination
Me faut des fentes
Et des obus
Que je déverse ma génération lithopédion.

La vie Photoshopé l’a remplacé
Le virtuel
Imaginaire
Toujours sous ma couette.
Une biffle avec les doigts
Je choisis qu’tu m’adoptes
dans tes draps. 

C’est mieux qu’on s’achète
Quand on possède
On ferme la gueule d’l’objet bipède
Une claque sur les fesses des fées
Et sur la face du monde
Un bon jet.

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