Calembour, La Reine

La reine si sensible ; des écarts de langue la choque, pourtant si subtile
Dressée comme un pique, elle freine
Sa vie, des pulsions pour être rangée.

Rose tu naquis, rose de droit tu vis,
Orties et cohortes de principes de bienséances, cela te nuit.

Tu te pares, du plus beau défaut de cet air, niais,
Des mots, lentement, tendrement lancés, éloquents cela te change,
Des frissons, des bourgeons cela te hante.

Un orgasme des oreilles :
“je ne peux pas devant ma cour,
devant mes censeurs
Sentir ce doux filet entre mes lèvres qui s’écoulent,
chaud et tendre.”

Puisses-tu sentir mon souffle chaud sur ta nuque et entendre ma voix grave acclamer ta beauté.

Toison de feu.
Bison ravi.

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