tout ira bien, tant que le soleil s’allumera

Il y avait cette vue. Une longue étendue d’herbes vertes, et le vent s’y infiltrant. Il y’a fait cette danse. Des feuilles, virevoltant et se séparant des arbres, comme un adieu incertain.
Il y avait cette douceur. La fumée qui s’échappait de ma tasse de thé, et l’odeur de la bergamote qui transcendait mes narines.
Il y avait, c’est bien qu’il n’y a plus.

Je revois (ELLE), sa robe orange qui dessinait son corps, et laissait y vivre ses longues jambes et son postérieur de déesse. Je revois son sourire, et les sons de sa voix quand elle riait aux éclats. Je revois ses pieds, pas plus de 39, en pointure, lécher le bois de la véranda. Je revois les poutres peintes en blancs, qui s’écaillaient à cause de l’air marin.

J’y revois les mangues sucrées et le manque amer, d’une vie rêvée. Au coin des buissons d’acacias dans la nuit et le sable fuyant sous nos pieds.

Il y avait cette ville. Ses avenues qui grouillaient de monde et les klaxons qui le saluaient. Il y avait les murs noircis par la pollution et les tags qui leurs donnaient des allures des sapins de noel. Il y avait les fruits d’une société. L’exclu inclus, intrusif, dans une vie qu’on se rêverait d’avoir, en fruit tombé d’un arbre, pourrisant sous nos yeux.

Je me revois mettre ses deux mondes cote à cote, et la mixture qui y pris forme n’étaient pas la bonne. Mon coeur séparé en deux alors qu’il fut si grand. Il en a perdu. Des battements de valves, aux sons saccadés d’une toux sèche, il s’est épuisé. Et puis,
tout ce qui a été n’en sera plus.

Je me revois créer (LE SUR MOI) du pus des cicatrices toujours ouvertes, et le soleil qui brulait ma peau. Assis sur le trottoir avec un trèfle à quatre feuilles entre les dents. Laisser mon ombre reprendre forme et m’accompagner jusqu’au début. J’ai cette chanson qui trotte dans ma tete, et quand
je m’y rêve
les notes y créent
une mélodie mêlée de mélancolie et de mal être.

J’ai vu les inconnues
quand j’étais petit
Je les ai vu parce que je réfléchissais trop
je n’ai jamais su parler
seulement toucher
Le clavier
Le stylo
les femmes
ma famille
je ne peux tout dire
mais tout écrire.

Dans le passé je m’imaginais autrement, et si
certain. Dans des yeux passés, je n’ai vu que les larmes
me dessiner.

Je pourrais continuer mille ans comme ça,
mais les fins de proches
surement
m’auront avant tout ça.

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