Aime St.

Regarde la pluie qui sous tes pieds
crée des rivières de sang
Pendus au fil de ta morve les masques
Tombent.

Dieu pour tes hanches t’offrit
La paume première dans la poire
Et maintenant
Tu frétilles
Sur le sol seuls sont sortis salive et spleen.

Oh mais regarde
Ce cadeau qu’on te fait
Le crachin recouvre ton visage
Et le maquillage peint le pavement
De rêves enfantins

Ton prince
Sa monture
Ses mots
Ses muscles
Et toi l’esclave.

Les pigeons, les rats sont sortis
Et les passants t’applaudissent
“Quel amour!
Quel beauté sublimée
Par le verbiage bizarre desamoureux.”

J’ai ramassé à tes pieds
Le masque le plus laid
Celui qui
Rappèlera le vrai.

La masse gluante traverse mon œsophage
Sans encombre et me rend
Le sourire niais
Que dorénavant
tu n’arboreras plus.

La pluie a cessé et tout va meilleur
J’ai absorbé les kleshas
Et de ta bile
Ornée mon mala

La vie ainsi la voilà.

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