DesCorps de Femmes (Poèmes et Polaroids)

Il y a des corps avec lesquels
Je me sens surhumain
Dans les décors sombres je décode
Leurs lignes et les courbes
Bandés comme un arc
Je tends leurs bras
Préparation parfaite du saut de l’ange.

Il y a des corps avec lesquels
Je me sens soudain
Minable
Devant tant de beauté
J’me retrouve nu
Sans force
Et j’empoigne les tignasses
Jusque là, parfaites
Qu’elles perdent leurs statuts de déesses
Et sans son,
Leurs statures se retrouvent
Au même niveau que mon nombril
Et on emboite le pas
Une symphonie vibrante, de mortels
d’émotions
de morsures.

Il y a des corps qui
Sans décoration
Deviennent aussi fade
Que la mouille d’une ex non voulue
Et leurs fleurs se fanent
Et mon plaisir s’estompe
Je deviens faux dans leurs fantasmes
Et feins
L’abandon.

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