V – Les Sept mers, saga magnifique

Devant une pinte de bière
Et un double whisky sans
Glaçons
J’en avais besoin, être en suspension.

A ma droite
Une boite rouge, où a été
Inscrit au fer chaud
« LETTERS ONLY »

Je rêve de m’y glisser
De m’y cacher
Fermer les yeux
Et tout ce monde autour
Disparaitra.

Il n’est des temps plus difficiles
Que ceux contemporains
Difficile d’être nu ici bas
Loin de n’être vu non-vêtu
Le corps est un habit que l’âme
Et le mal-être, ont choisi.

Tous drapés de ce quelconque apparat
Naviguent en quête
D’une terre promise.

Sirènes, tempêtes, soleil
Pétant, famines, délires
Et poissons pleins les filets.

Le voyage
Le port d’attache
Le mal de mer
Le savoir qu’on oublie
En survie.

Mes quelques lettres sur
Une terre à la dérive
Et au grand ensemble
Qu’on tente d’expliquer.

Le mat et le gouvernail
Se sont contre moi,
Ligués.

Je n’ai pas plus de trésors
Que ceux
Qui dans la ronde
Virevoltent et chantent
Nul besoin de recherche
Nul besoin de venir
Nulle découverte.

Car jamais mon coffre ne fut scellé.

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